La CDRQ souligne 10 ans de fusion

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16 septembre 2026

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La CDRQ souligne 10 ans de fusion

Série 10/40

Vie associative

Quand restructuration et coopération vont de pair 

Pendant une trentaine d’années, les coopératives de développement régional ont œuvré dans presque toutes les régions du Québec de façon plutôt indépendante. Puis, en 2016, la Coopérative de développement régional du Québec a été créée, entraînant ainsi la fusion des 11 CDR existantes.

Dix ans plus tard, où en est la CDRQ?  


Pour Claire L’Heureux, qui a travaillé plusieurs années à la CDR Montérégie puis à la CDRQ, toutes les CDR n’étaient pas égales et les services offerts pouvaient varier d’une région à une autre. «On devait rendre nos services encore plus professionnels, mutualiser les ressources et maximiser le développement coopératif», explique-t-elle. La fusion était-elle la solution? «Je dirais oui, affirme Claire. En tous cas, on devait casser l’ADN des CDR et restructurer l’organisation.»  

Préserver l’ancrage régional: essentiel 

Mais comme toute cassure, celle des CDR en a laissé certains déçus et d’autres plus optimistes. «C’était nécessaire, croit Claire L’Heureux. La fusion a notamment amené une spécialisation dans les services offerts.» Pour elle, la CDRQ est parmi les rares organisations en mesure de soutenir l’entrepreneuriat collectif. «Peut-être y a-t-il moins de proximité régionale, admet Claire. Mais je pense qu’il est possible de préserver ce lien, par exemple en créant des ponts avec des organisations locales.» 

Pour le directeur général de la CDRQ, Evan Murray, la création et le maintien de ces ponts sont aussi essentiels. «On se déplace, on couvre plusieurs régions et on est présent en visio lorsque nécessaire.» Pour lui, l’efficacité de l’organisation actuelle ne fait aucun doute. «On répond rapidement; il y a toujours quelqu’un de disponible.»  

Avant la fusion, le travail dans chacune des régions était fait en silo, selon Evan. «Désormais, les équipes sont intégrées et les processus sont uniformisés.»  

Claire L'Heureux et Evan Murray

Processus uniformisés et spécialisations 

Annie Roy a été longtemps  directrice de la CDR Centre-du-Québec/Mauricie et a travaillé un an au sein de la Coopérative de développement régional du Québec. Elle rappelle qu’une Fédération des CDR a déjà existé, dont la mission était de faire de la représentation pour les CDR et offrir certains services spécifiques. «Cependant, la structure de financement était assez compliquée», admet l’ancienne directrice.  

«Les CDR sont devenues assez solides, mais le ministère a évalué à un moment donné qu’en regroupant les CDR, on pourrait mieux optimiser et mutualiser les services», souligne Annie Roy. Pour cette dernière, la CDRQ se positionne assurément comme une ressource incontournable. Parmi ses bons coups: le développement de spécialisations comme le repreneuriat, le volet juridique et la sécurité numérique.  

«Mais il est essentiel de conserver et même de créer de nouveaux leviers régionaux», ajoute-t-elle. L’essentiel pour Annie: créer des coopératives viables, solides, qui contribuent à des solutions pour la société. «J’y crois plus que jamais!», dit-elle.  

Après presque 25 ans en tant que directeur régional, Dominic Deschênes a été de tous les changements au sein de la CDR Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte-Nord, puis à la CDRQ. L’expert en entrepreneuriat collectif a pris le tournant de la fusion, en 2016, avec philosophie. «Je me suis dit, voyons les côtés positifs», raconte Dominic. Le principal selon Dominic: la diversité des expertises mises au service des entrepreneur·es – juridique, économique, etc. Et l’homogénéité de ces services.  

Annie Roy et Dominic Deschênes

Et maintenant? 

«Je pense que la fusion a entre autres amené une perception très favorable quant à la fiabilité de l’organisation aux yeux de partenaires, de coopératives et de plus en plus d’OBNL», estime Evan Murray.  

Ce qu’on est arrivé à faire est un véritable travail de collaboration. Nos partenaires, comme les MRC, diverses fédérations, etc, sont imbriqués à la CDRQ, ce qui permet un continuum d’accompagnement.

Evan Murray

Pour Claire L’Heureux, la CDRQ, pour être optimale, doit répondre à trois enjeux distincts:  

  1. Se coller aux territoires.  
  2. Répondre à de grands défis tels que l’habitation, l’alimentation, la santé et les soins aux personnes âgées. 
  3. Travailler ensemble. Au sein même de l’organisation, avec les partenaires régionaux et nationaux, etc. 

Evan a conscience que l’organisation devra travailler sans relâche pour préserver son ancrage régional et répondre à ces enjeux. Il s’agit-là d’un objectif pour répondre à une vision simple mais ambitieuse: être les meilleur·es dans ce que la CDRQ fait!  

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