Il y a quelque chose de rassurant dans la routine.
Dans le fait de faire ce que l’on a toujours fait : publier une annonce quand on a un événement, envoyer une infolettre ici et là, répondre sur les réseaux sociaux quand on a le temps, imprimer un dépliant pour les salons, mettre à jour son site « quand ça presse ».
Pour beaucoup d’organisations d’économie sociale, la commercialisation n’a jamais vraiment été un “plan”. C’est plutôt une succession d’initiatives, de petits gestes posés ici et là, souvent par la même personne qui jongle déjà avec dix autres responsabilités. Et pourtant, personne ne se lève le matin en se disant : « Aujourd’hui, je veux improviser ma croissance ! »
Et c’est là que l’histoire commence.
Pas avec une grande stratégie.
Juste avec un constat : à un moment donné, il faut lever la tête.
L’histoire de Marianne (et de tant d’autres)
Marianne dirige une coopérative depuis huit ans.
Elle a traversé des crises, des réorganisations, des départs, des réussites incroyables aussi. Pendant longtemps, sa stratégie de commercialisation, c’était de “faire ce qu’on peut avec ce qu’on a”. Un jour, lors d’une rencontre, elle nous dit : « Je sens qu’on travaille fort… mais je ne sais pas si on travaille juste. » Cette phrase-là, on l’entend souvent.
Elle porte en elle tout un monde : le doute, la fatigue, le désir de faire mieux, mais sans savoir par où commencer.
- Alors, on lui pose quelques questions simples :
- Qui sont réellement vos client·e·s ?
- Comment décidez-vous de vos actions de communication ?
- Qu’est-ce qui fonctionne ?
- Qu’est-ce qui coûte du temps et de l’énergie sans amener de résultats ?
- Comment mesurez-vous vos efforts ?
- Quel marché cherchez-vous à développer ?
Marianne se met à réfléchir, puis elle rit : « Je me rends compte qu’on ne s’est jamais vraiment posé ces questions-là… pas clairement en tout cas. » Et elle n’est pas seule. La grande majorité des organisations que nous accompagnons sont dans ce cas. Elles ont la passion, l’expertise, la mission, le cœur… mais il leur manque souvent une boussole.
La commercialisation : un mot intimidant pour quelque chose de très humain
Dans l’imaginaire collectif, “commercialisation” rime parfois avec “vente agressive”, “marketing compliqué”, ou encore “stratégie réservée aux grandes entreprises”. Mais en réalité, pour une organisation d’économie sociale, la commercialisation est beaucoup plus proche d’une conversation que d’une publicité. C’est :
- se connaître soi-même (mission, valeur, identité),
- connaître les personnes que l’on veut rejoindre,
- savoir comment leur parler,
- et comprendre comment nos actions contribuent à notre impact.
C’est profondément humain.
Et surtout : c’est à la portée de toutes les organisations, même avec peu de ressources.
Quand on prend enfin un moment pour réfléchir
Lorsqu’on demande aux organisations comment elles gèrent leurs pratiques de commercialisation, voici ce qu’on entend souvent :
- « On fait ce qu’on peut. »
- « On n’a pas vraiment de plan. »
- « Je ne suis pas sûre qu’on parle aux bonnes personnes. »
- « On poste sur Facebook quand on y pense. »
- « On veut développer de nouveaux marchés, mais on ne sait pas comment s’y prendre. »
- « On n’a pas le temps de tout analyser. »
Ce sont des réalités très humaines.
Pas des échecs.
Parce qu’avant de structurer, il faut comprendre.
Avant de planifier, il faut observer.
Avant d’améliorer, il faut savoir où on en est.
Et ce simple réflexe (faire le point) change tout.
Un miniquiz pour amorcer un grand déclic
C’est exactement pour ça que nous avons créé un miniquiz en 5 questions. Pas un test compliqué. Pas un diagnostic lourd.
Juste un petit outil pour ouvrir la porte à cette réflexion que les organisations n’ont jamais le temps de faire. L’idée est simple :
✔ Identifier vos forces
Certaines organisations s’en sortent beaucoup mieux qu’elles ne le croient :
- positionnement clair,
- connaissance client solide,
- cohérence dans les actions,
- capacité d’adaptation.
Reconnaître ses forces permet de les consolider.
✔ Repérer les zones floues
D’autres découvrent qu’elles fonctionnent davantage par réflexe que par stratégie — ce qui est normal lorsque les équipes sont petites ou multifonctionnelles.
✔ Voir les opportunités
Parfois, ce sont des choses simples :
- mieux cibler,
- mieux raconter son histoire,
- clarifier son marché,
- structurer un plan annuel,
- améliorer la communication aux membres, clients ou partenaires.
✔ Recevoir des pistes personnalisées
À la fin du quiz, ceux et celles qui le souhaitent peuvent recevoir un court retour avec des pistes adaptées à leur réalité.
Toujours dans une posture d’accompagnement, jamais dans la pression.