Article
•7 mai 2026
•6 minutes de lecture
La Tournée des MRC en Chaudière‑Appalaches et dans la Capitale‑Nationale
Actualité
Tournée des MRC
Ce qu’on retient de notre passage : des équipes proches des entreprises, et un vrai appétit pour le collectif
Dans le cadre de la Tournée des MRC, on est allés à la rencontre des intervenants.es de première ligne en Chaudière-Appalaches et dans la Capitale-Nationale. Deux régions avec des réalités différentes, mais un même moteur : des gens de terrain qui accompagnent les entreprises au quotidien. À la CDRQ, notre rôle est clair : amener une expertise pointue en démarrage et services-conseils à l’intention des entreprises collectives et la mettre au service de celles et ceux qui sont en première ligne.
Sur place, on a discuté avec des conseiller.ère.s en développement économique et en entrepreneuriat. Bref : les personnes qui font vivre l’accompagnement sur le terrain, notamment au sein du Réseau Accès PME. Ce qu’on cherchait surtout, c’était de croiser nos constats et de voir comment nous pouvions mieux nous brancher ensemble pour offrir le bon soutien, au bon moment, aux entreprises coopératives et OBNL.
Ce volet de la tournée a été mené par Cédric Lachance, conseiller stratégique en démarrage et en reprise collective pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. À certains moments, Camille Fuchs, conseillère en développement des personnes et des organisations, ainsi que Maxime St Laurent, directeur des communications et du marketing, se sont joints aux échanges pour nourrir les discussions et capter les enjeux qui reviennent d’une MRC à l’autre.
Chaudière-Appalaches : Un vaste territoire regorgeant d’entrepreneuriat
En Chaudière-Appalaches, on sent tout de suite la force du tissu entrepreneurial : beaucoup de PME manufacturières, agricoles, forestières et de services, souvent bien implantées depuis longtemps. Dans plusieurs MRC, le repreneuriat revient souvent dans les discussions : plusieurs propriétaires approchent la retraite, et la relève « classique » n’est pas toujours au rendez-vous.
Quand on a présenté le repreneuriat collectif, l’intérêt était tangible. Pour plusieurs équipes, ça ouvre une porte très concrète pour :
- préserver des entreprises stratégiques pour le tissu local ;
- maintenir des emplois de qualité en région ;
- conserver les savoir‑-faire et l’ancrage territorial des organisations.
Les exemples partagés (tel que celui du Mont-Orignal) ont aidé à mettre des images sur le modèle : oui, c’est faisable, et oui, ça peut être très structurant, surtout en contexte rural, où l’ancrage local compte énormément. Dans ces milieux-là, quand un groupe se mobilise, ça peut devenir un vrai levier pour garder l’entreprise ici, avec ses emplois et son savoir-faire.
La Capitale-Nationale : Un bastion de l’économie sociale
Du côté de la Capitale-Nationale, l’économie sociale fait partie du paysage. Entre Québec et les MRC périphériques, on trouve des coopératives et des OBNL d’économie sociale dans des secteurs très variés : services à la population, tourisme, habitation, culture, développement communautaire. Le potentiel est là et, surtout, il y a déjà des organisations qui savent comment accompagner ces projets-là et les faire grandir.
On l’a bien vu dans nos échanges : la présence du Pôle d’économie sociale de la Capitale-Nationale, de la CDEC de Québec, de fonds spécialisés et de ressources dédiées crée un contexte favorable. Pour nous, ça confirme surtout une chose : on a avantage à travailler en complémentarité avec les équipes déjà actives sur le terrain. Comme ça, l’entrepreneuriat collectif est plus simple à repérer, à référer et à accompagner quand il se présente.
Concrètement, l’économie sociale est souvent vue comme une façon efficace d’attaquer des enjeux bien réels :
- pénurie de main‑-d’œuvre ;
- attractivité et rétention des talents ;
- innovation sociale et développement durable.
Pour le CDRQ, la Capitale-Nationale est un terrain particulièrement porteur pour le démarrage collectif… et pour le repreneuriat, quand un modèle coop ou OBNL est la meilleure façon d’assurer la continuité.
Entre réalités rurales et urbaines : un même besoin de solutions adaptées
Peu importe qu’on soit dans une MRC très rurale ou au cœur d’un pôle plus urbain, nous avons entendu la même demande : des outils simples, des repères clairs, et des exemples concrets pour accompagner des démarches collectives sans alourdir l’offre de services déjà bien chargée des équipes.
Dans certains endroits, l’économie sociale est déjà bien intégrée et ça se sent. Ailleurs, c’est en développement, mais la curiosité est là. Dans les deux cas, on voit un espace clair pour mieux se coordonner : la première ligne repère les besoins, et le CDRQ peut venir renforcer l’accompagnement quand une option collective devient pertinente. Démarrage. Transformation. Reprise. Et le reste selon le contexte.
Au final, nos échanges confirment qu’on ne cherche pas une recette unique : on cherche des façons de faire qui s’adaptent aux réalités locales, et qui misent sur la collaboration entre les équipes. C’est exactement là que l’entrepreneuriat collectif peut prendre plus de place autant en Chaudière-Appalaches qu’en Capitale-Nationale si on continue de se parler et de s’arrimer.
Rencontre de la MRC de Charlevoix en compagnie du Pôle d'économie sociale de la Capitale-Nationale
En terminant, on repart de cette tournée avec deux idées simples, entendues et répétées de différentes façons un peu partout :
-
Il y a déjà beaucoup de savoir-faire sur le terrain et on peut le renforcer
Dans plusieurs MRC et organisations de développement économique, il y a déjà des personnes qui connaissent bien l’économie sociale et qui font avancer des dossiers concrets. Notre lecture, c’est qu’on ne part pas de zéro loin de là. La valeur ajoutée du CDRQ, c’est d’arriver auprès de la première ligne avec une expertise spécialisée des modèles coopératifs et OBNL. Ensuite, on s’arrime avec les groupes entrepreneur. Quand le tout est fait rapidement et efficacement, et bien, ça évite de réinventer la roue et ça accélère le passage de l’idée au projet.
-
Il y a une vraie volonté de travailler ensemble. Et ça paraît.
On a reçu beaucoup de questions pratiques, et surtout beaucoup d’ouverture. Ça nous dit qu’il y a de la place pour mieux se parler, mieux se transmettre des dossiers et se donner des repères communs. Dans la Capitale-Nationale, le potentiel de l’économie sociale est déjà bien visible ; en Chaudière-Appalaches, on voit un levier très fort pour garder des entreprises et des emplois dans les communautés, notamment par la reprise. Si on continue d’avancer ensemble, première ligne et CDRQ, tout le monde va gagner en efficacité, et les entrepreneur.e.s accèderont ainsi à un parcours plus simple et mieux accompagné.