Les écoles Vision : Une vision coopérative de l’avenir - Série 10/40 - CDRQ

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31 août 2026

5 minutes de lecture

Les écoles Vision : Une vision coopérative de l’avenir - Série 10/40

Coopérative

Série 10/40

Vie associative

Pour souligner ses 10 ans, la CDRQ met de l’avant des coopératives fondées il y a une décennie ou plus. Des coopératives que l’organisation a accompagnées et en lesquelles elle a cru. Ces entreprises sont des exemples de ténacité, d’efforts et d’excellence. Chacune à leur façon.

Voici la série 10/40.


En 1995, la première école Vision ouvrait ses portes à Drummondville. Aujourd’hui, ce sont 28 garderies et écoles primaires qui font partie de ce regroupement qui, il y a 10 ans, a pris la forme d’une coopérative de producteur·trice·s.

Pourquoi une coopérative? Avant 2016, les garderies et écoles primaires Vision avaient à leur tête un franchiseur. Et comme ce dernier envisageait prendre sa retraite, il a fallu penser à l’avenir. «Les directions des établissements craignaient qu’avec la vente de Vision, la mission ne se perde», explique Véronique Savard, directrice générale de la coopérative.

Créer une coopérative de producteur·trice·s représentait un moyen de préserver l’intégrité de Vision. «Ce sont cinq directrices qui ont initié ça, raconte Véronique Savard. L’une d’elle connaissait ce modèle, qui lui paraissait parfait pour préserver et poursuivre la mission de Vision.» Le franchiseur, lui, était parfaitement à l’aise avec cette idée et a même été à la direction générale un certain temps.

Les écoles Vision, qui sont-elles?

Les établissements Vision sont des garderies et des écoles primaires privées et non subventionnées trilingues. Les enfants qui les fréquentent naviguent entre le français, l’anglais et l’espagnol pour leurs différents apprentissages, conformes au  programme du Ministère.

Ici, on est persuadé que l’immersion comporte une multitude de bénéfices, tels que de meilleures habiletés en lecture, un développement intellectuel bonifié ou encore une meilleure aptitude à résoudre des problèmes. Et si on se fie à la croissance de ces établissements et à leur popularité, on ne peut que constater les avantages. Outre le fait qu’ils soient trilingues, les garderies et écoles primaires valorisent une approche personnalisée et un mode de vie actif.

L’importance de bien se faire accompagner

Pour encore mieux comprendre le modèle de coopérative et pour amorcer les premières étapes de démarrage, les instigatrices se sont tournées vers la Coopérative de développement régionale du Québec (CDRQ), qui venait tout juste de fusionner ses différentes coopératives de développement régional.

La CDRQ a aidé le groupe à bien comprendre la structure de la coopérative de producteur·trice·s et lui a donné quelques conseils pour bien démarrer. Par exemple, sur la question des règles de gouvernance ainsi que sur des questions légales. «Le conseiller qui a accompagné Vision à ce moment a référé une avocate qui travaille encore avec nous sur certains dossiers», précise Véronique Savard.

«L’accompagnement de la CDRQ était rassurant. Ils maîtrisaient cette structure, la coop de producteur·trice·s et on se sentait en confiance.»

Véronique Savard

Véronique Savard - Directrice générale de la coopérative de producteur.trice.s - École Vision

Ce sont les directions de chaque établissement qui ont été appelées à faire partie de la coopérative. «Toutes n’ont pas adhéré sur le coup, mais elles se sont jointes plus tard», souligne Véronique Savard. Cela dit, les établissements franchisés n’ont pas l’obligation de devenir membres de la coopérative, à part s’ils souhaitent siéger sur le conseil d’administration.

L’objectif d’une coopérative de producteur·trice·s est de créer une structure commune, notamment pour l’achat de matériel, un argument qui comptait parmi ceux utilisés pour convaincre les directions, soit:

  • Réaliser une économie financière versus le franchiseur
  • Avoir le pouvoir de leur destinée
  • Profiter d’un esprit d’entraide
  • Être partie prenante des décisions

«Et alors qu’avec le franchiseur, les grosses écoles avaient plus de poids décisionnel que les petites, avec la coopérative c’était un membre, un vote», explique Véronique Savard.

Tous ces «arguments» représentent en fait les assises de la longévité des établissements Vision et les raisons pour lesquelles il en existe de plus en plus.

3 questions en rafale à Véronique Savard

La coopérative, une structure qui nous ressemble

«Ça fait 10 ans que la coopérative a été constituée et honnêtement, on ne voit pas de bémols à ce modèle, affirme Véronique Savard. Les processus ne sont pas plus longs, les membres peuvent se challenger et on travaille tous vers un but commun.»

La coopérative correspond parfaitement à la nouvelle vision endossée par Vision, soit d’être maître de leur destinée.

Nous sommes un regroupement de femmes entrepreneures en éducation. Unies par nos valeurs communes et nourries par nos différences, nous trouvons notre élan dans la coopération.

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