Coopérative de consommateur·trice·s : Définition, fonctionnement et avantages - CDRQ

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17 mai 2024

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Coopérative de consommateur·trice·s : Définition, fonctionnement et avantages

Coopérative

Démarrer son entreprise

Vous voulez réaliser un projet à portée
économique et sociale ? La formule coopérative conjugue démocratie et efficacité, équité et
compétitivité. En ce sens, la coopérative de consommateur·trice·s peut constituer un cadre
juridique intéressant pour un réseau de clientèle voulant prendre part au processus de
définition des services ou des produits qu’il désire s’offrir.
 

 

Qu’est-ce qu’une coopérative de
consommateur·trice·s ?
 

 Par définition, une coopérative de consommation est celle qui
exploite une entreprise et dont l’objet principal est de fournir des biens et
des services à ses membres
pour leur usage personnel. En outre, ce type de
coopérative est perçue comme une solution pour revitaliser des communautés qui souhaitent se
donner des services de proximité.
On les
retrouve notamment dans des secteurs variés tels que l’alimentation, l’habitation, les biens
et les services en milieu scolaire, la câblodistribution et les services
funéraires.
 

 

Actuellement, il existe plus de 1500
coopératives de consommation
. Véritables boucliers contre l’inflation, elles
garantissent des prix compétitifs grâce à leur engagement à ne pas poursuivre le profit à
tout prix. En ce sens, ces coops prospèrent particulièrement en région. Elles y assurent le
maintien de services de proximité essentiels. Prenons l’exemple d’une épicerie dans un
village ou d’une quincaillerie.

Voici d’autres exemples de coops de consommation à
découvrir.

 

COOPSCO, portrait d’un réseau de coopératives de
consommation 

Un exemple bien connu de coopérative de
consommateur·trice·s est
le réseau COOPSCO qui regroupe des coopératives en milieu scolaire. Elles opèrent
principalement dans le domaine de la vente de fournitures scolaires, de livres, de matériel
informatique et d’autres produits destinés aux étudiant·e·s. Les membres de COOPSCO sont
généralement des étudiant·e·s inscrit·e·s dans les établissements d’enseignement associés à
la coopérative, tels que les cégeps et les universités.  Ces coopératives offrent non
seulement des produits et services à des prix compétitifs, mais elles jouent également un
rôle actif dans la vie étudiante en organisant divers événements et activités. Bref, COOPSCO
est un exemple de coopératives de consommation qui répond aux besoins spécifiques d’un
groupe démographique tout en mettant en œuvre les principes coopératifs de participation
démocratique et de bénéfices collectifs.
 

 

Les coopératives d’habitation, un pilier en matière de coopérative
de consommation

Par ailleurs, les coopératives d’habitation représentent un
exemple intéressant de coopératives de consommation au Québec. En effet, elles jouent un
rôle crucial en mettant un parc immobilier significatif à l’abri de la spéculation, ce qui
revêt d’une importance dans notre contexte actuel de pénurie de logement. Depuis les années
1970, plus de 1 000 coopératives d’habitation ont été créées au Québec, principalement sous
forme de coopératives locatives et à possession continue. En outre, cette structure favorise
l’accessibilité à un logement de qualité tout en permettant aux membres de prendre en charge
leur environnement résidentiel.
 
 

 

Le fonctionnement d’une
coopérative de consommateur·trice·s
 

Dans ce type de coopérative, les membres sont les
utilisateurs
·trice·s des produits et services, s’associant pour les acquérir à moindre
coût ou de meilleure qualité. Ainsi, ces personnes partagent des besoins et intérêts
communs. Collectivement propriétaires de l’entreprise, elles doivent avoir accès aux
services offerts par la coopérative. À noter, la loi sur les coopératives exige un minimum
de cinq personnes pour constituer ce type d’entreprise collective.
. 
 
De plus, la coopérative de consommation se caractérise par
une participation de ses membres à trois dimensions de l’organisation :
 

  • Participation économique : Les membres contribuent équitablement au capital de la
    coopérative. La somme exigée pour devenir membre variant selon les besoins et capacités
    financières individuelles.
     

 

  • Participation au pouvoir : La règle « un membre, un vote » propre au modèle coopératif
    s’applique quel que soit le nombre de parts détenues par chaque membre ou le volume
    d’affaires réalisé avec la coopérative. De plus, les élections aux postes du conseil
    d’administration sont ouvertes à l’ensemble des membres offrant une chance égale et
    significative de participation
    . 

 

  • Participation aux résultats : Les excédents réalisés sont affectés à la réserve de la
    coopérative pour consolider sa situation financière ou effectuer du développement. De plus,
    les membres peuvent décider de répartir équitablement une partie des excédents sous forme de
    ristournes.
     

 
Alors, qu’est-ce qui distingue véritablement les
coopératives de consommation des entreprises privées qui se trouvent dans le même secteur
d’activité ? Tout d’abord, c’est la valeur perçue par les
propriétaires
. Un propriétaire d’entreprise privée cherche généralement à
maximiser le retour sur son investissement en capital. En revanche, les membres d’une
coopérative de consommation contribuent au capital pour pouvoir bénéficier d’une offre de
biens et de services répondant à leurs besoins à meilleur rapport qualité /
prix.
 
 

Les avantages de la coopérative de
consommateur·trice·s
 

Les coopératives de consommation offrent plusieurs
avantages à leurs membres :
 

  • Économies d’échelle 

Les coopératives de consommation regroupent les achats de
leurs membres, ce qui leur permet de bénéficier d’économies d’échelle. En achetant en gros,
elles peuvent obtenir des prix réduits sur les produits et services, ce qui se traduit par
des économies pour les membres.
 

  • Qualité et choix 

Ces coops donnent à leurs membres un choix et une qualité
de produits/services en privilégiant toujours les besoins et préférences des
membres.
 

  • Participation démocratique 

Dans une coopérative de consommation, chaque membre a une
voix égale dans la prise de décision. Par ailleurs, les membres participent aux assemblées
générales. Ainsi, ils et elles ont le droit de voter sur les questions importantes
concernant la coopérative.
 

  • Distribution équitable des excédents 

Les coopératives de consommation redistribuent les
excédents à leurs membres sous forme de remises, de ristournes ou d’autres avantages
économiques. Cette redistribution équitable des surplus contribue à renforcer le lien entre
les membres et la coopérative.
 

  • Responsabilité limitée 

La responsabilité financière des membres est limitée au
montant de leur investissement initial dans la coopérative. En d’autres mots, les membres ne
sont pas personnellement responsables des dettes ou des obligations de la coopérative
au-delà de cette somme.
 

  • Impact social 

Les coopératives de consommation ont souvent un fort impact
social dans leurs communautés. Elles favorisent l’économie locale, créent des emplois
durables et soutiennent des pratiques commerciales éthiques.
 
 

En bref

En résumé, les coopératives de consommation offrent une
alternative économique et sociale. De plus, elles met l’accent sur la satisfaction des
besoins des membres et la participation démocratique. Ainsi, elles ont un véritable impact
positif sur la communauté.
 
 


 

Psst. Ce billet s’inscrit dans
une série dédiée à explorer
les 5 types de coopératives. L’objectif est de
vous éclairer sur les spécificités chaque modèle, qu’il s’agisse de
coop de consommation ou : 

 

À mesure que vous explorez cette série, découvrez les
facettes de ces organisations ainsi que leur impact positif sur les communautés. Pour en
savoir plus sur les autres types de coopératives mentionnés, n’hésitez pas à consulter les
billets correspondants !
 

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