Publié le : 12 août 2019

Déjà plus de 25 ans en tant qu’entrepreneur à me consacrer à ma compagnie jour après jour. Après avoir dédié plus de la moitié de ma vie à mon projet, il est temps de penser à ma retraite et de la passer auprès de ma famille.

J’ai commencé à réfléchir à ce que je veux faire de mon entreprise. J’ai analysé plusieurs options : vendre les actifs, céder à un actionnaire privé ou encore la fermer définitivement. Toutefois, après avoir mis autant d’heures et d’effort dans ce projet, j’aimerais que mon entreprise continue de croître par des gens d’ici. C’est à ce moment qu’on m’a parlé de reprise collective. Qui de mieux placé que mes employés, mes partenaires, mes clients, mais également mes fournisseurs pour reprendre mon entreprise pour assurer la continuité des services?? Des gens qui ont à cœur le succès de l’organisation?! C’est pourquoi j’ai consulté un spécialiste de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ).

Ma conseillère m’a précisé que le taux de survie d’une telle coopérative est nettement supérieur à celui des entreprises du secteur privé. La reprise collective prévoit une redistribution des surplus aux membres ainsi qu’aux communautés locales. En plus, cela permet d’empêcher la délocalisation et de contribuer à l’essor et au maintien des emplois et des savoir-faire dans ma région.

Je ne suis pas le seul à choisir cette option, on retrouve à Rimouski le restaurant Central-café et Quilles Rimouski. À Rivière-du-Loup, il y a le restaurant L’innocent, à Mont-Carmel, la coop d’alimentation et Quilles Causaps à Causapcal. Plusieurs projets sont en élaboration vers ce type de reprise.

Ce transfert d’un patrimoine collectif maintiendra la direction au niveau local, se développera dans une perspective gagnant-gagnant et contribuera encore et pour longtemps à la performance socio-économique du Bas-Saint-Laurent. Finalement, ce qui s’annonçait comme étant un choix difficile vient de se transformer en un défi stimulant pour tous les intervenants qui regarde vers l’avant?!