Les fermes coopératives : du coeur à la terre

Article

1 mai 2023

1 minutes read

Les fermes coopératives : du coeur à la terre

Agriculture

Les fermes coopératives: du coeur à la terre

À chaque année, aux quatre coins du Québec, de petites et moyennes entreprises agricoles
voient le jour sous la forme de coopératives. Des modèles derrière lesquels se trouvent
toujours des gens de cœur, motivés par leur amour de la terre, des gens et du travail
d’équipe.

Il y a le goût de travailler à l’extérieur, la satisfaction de produire des aliments sains
pour nourrir la population, le désir d’être son propre patron… Il y a aussi, souvent, des
considérations écologiques et, pour ceux tentés par l’idée d’une coopérative, le désir de
travailler en équipe et de se partager les responsabilités, facilitant ainsi un meilleur
équilibre travail-famille et vie sociale.

« L’entrepreneuriat collectif permet la mise en commun des forces et des
compétences de chacun des membres. Et cela peut réduire considérablement la charge
mentale. »

Jacynthe Beauregard, coordonnatrice en support aux entreprises
collectives en production agricole à la CDRQ

Des démarches nombreuses, un enracinement profond

Démarrer une coopérative est toujours l’affaire de beaucoup de persévérance et de volonté.
Mais il s’agit bien souvent de projets de cœur qui, selon les statistiques, ont plus de
chances que les modèles incorporés de durer. Les démarches sont nombreuses, mais
l’enracinement est profond. À noter : 80% des coops passent le cap des trois ans
comparativement à 48% des entreprises privées, selon une recherche du Conseil québécois de la coopération et de la
mutualité
(CQCM) parue en 2022.

Ainsi, les gens derrière les fermes coopératives qui voient le jour ont assurément fait
preuve de beaucoup de détermination au cours de leurs démarches de démarrage, mais les
résultats sont aussi inspirants que variés.

Des exemples? Les Jardins de Tessa, à
Frelighsburg, dans les Cantons-de-l’Est. Une coopérative qui regroupe sept travailleurs, et
qui produit une quarantaine de variétés de légumes biologiques. Comme l’entreprise existait
déjà mais était privée, il s’agit ici d’une reprise collective.

Autre exemple, la coopérative de
solidarité Pied de céleri
, à Dunham, aussi dans les Cantons-de-l’Est, où un petit
groupe de « trippeux de bouffe » cultive une soixantaine de fruits, de légumes et fines
herbes biologiques.

Accès à la terre et aux différents programmes de soutien financier, équité entre anciens et
nouveaux membres, travail saisonnier… les défis pavent bien souvent les démarches des gens
qui se lancent dans un tel projet.

Mais des solutions existent. Par exemple, il existe peut-être des subventions qui
répondraient à votre situation, des organisations de financement que vous ne soupçonniez
pas, ou encore une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) que vous pourriez
joindre.

Votre curiosité est piquée? Vous avec une idée en tête et aimeriez en discuter? Vous êtes
déjà membre d’une coopérative en production agricole et souhaiteriez développer votre
entreprise? Parlez-en à Jacynthe
Beauregard
, elle pourra répondre à vos questions et vous aiguiller sur les
démarches à suivre, le cas échéant.

“Le modèle coopératif est souvent privilégié par plusieurs nouveaux
aspirants agriculteurs. Il est généralement plus accessible et pérenne.”

Jacynthe Beauregard

Jacynthe_Beauregard

Profil des fermes coopératives

  • Il y a 44 fermes coopératives au Québec.
  • 72% exercent leurs activités sur une terre louée.
  • La majorité a une production végétale, surtout des fruits et des
    légumes.
  • Deux tiers d’entre elles sont des coopératives de travailleurs.
  • Un tiers sont des coopératives de solidarité.
  • Il existe au Québec quatre fermes urbaines dont deux ayant une production hors
    sol.
Retour en haut