La gestion des risques : un levier de pérennité collective - CDRQ

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17 juillet 2025

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La gestion des risques : un levier de pérennité collective

Gouvernance

Management

Quand une organisation perd son financement principal sans plan de rechange,
ou qu’une coopérative voit partir deux personnes clés sans relève identifiée, c’est souvent
l’ensemble du projet collectif qui vacille. Pourtant, ces situations critiques pourraient
devenir des leviers de renforcement… à condition d’avoir anticipé les risques.

Dans un contexte où les entreprises collectives doivent composer avec des ressources
limitées, une gouvernance partagée et des enjeux multiples — sociaux, économiques,
environnementaux — la gestion des risques n’est pas un luxe. C’est un outil de
résilience
, un vecteur de mobilisation et
un pilier de durabilité.

 

Pourquoi la gestion des risques est-elle cruciale pour les
entreprises collectives ?

Coopératives et OBNL : vous évoluez dans un écosystème mouvant. Les règles changent, les
subventions fluctuent, les besoins des communautés se transforment. Sans stratégie de
gestion des risques, un seul imprévu peut compromettre des années d’engagement.

Une démarche proactive permet de :

  • Anticiper plutôt que subir, en identifiant les
    vulnérabilités avant qu’elles ne deviennent des crises ;
  • Mobiliser les parties prenantes, en les impliquant
    dans une vision partagée de la continuité ;
  • Renforcer la gouvernance démocratique, en clarifiant
    les rôles et en facilitant la prise de décision en période d’incertitude.

Les spécificités du risque en contexte
collectif

Les entreprises d’économie sociale présentent des caractéristiques uniques qui rendent la
gestion des risques à la fois plus complexe… et plus stratégique :

  • Gouvernance partagée : les décisions collectives
    prennent du temps, mais favorisent l’adhésion.
  • Ressources limitées : le temps, l’argent et
    l’expertise sont souvent répartis sur plusieurs fronts.
  • Engagement bénévole : les responsabilités sont
    parfois floues, concentrées sur quelques personnes clés.
  • Multiplicité des missions : économique, sociale,
    environnementale — les objectifs sont imbriqués.

Ces réalités appellent une approche inclusive, souple et
évolutive
, qui respecte la diversité des personnes impliquées.

 

1. Identifier les risques : une étape
fondatrice

Nommer les risques, c’est déjà commencer à les maîtriser. Voici les principales catégories à
explorer :

  • Stratégiques : perte de vision, dépendance à un seul
    projet, désalignement avec la mission.
  • Opérationnels : procédures inadéquates, erreurs dans
    la gestion des activités.
  • Financiers : absence de fonds de réserve, dépendance
    à un bailleur unique.
  • Technologiques : pannes, cybersécurité, outils
    obsolètes.
  • Humains : roulement élevé, surcharge, perte de
    savoirs.
  • Réputationnels : mauvaise communication, gestion de
    crise déficiente, perte de confiance.

2. Instaurer une culture collective de gestion des
risques

La gestion des risques ne doit pas être l’affaire de quelques expert·es. Elle doit s’ancrer
dans la culture même de l’organisation.

Quelques leviers :

  • Sensibiliser tous les membres (direction, équipe, CA)
    à leur rôle dans la prévention.
  • Intégrer les risques aux moments clés : planification
    stratégique, évaluation annuelle, réunions du CA.
  • Favoriser l’apprentissage continu : formations sur la
    prise de décision, la cybersécurité, la gestion de crise.
  • Encourager la transparence : parler ouvertement des
    incidents passés pour en tirer des leçons collectives.

3. Des outils simples, concrets et adaptés

Même avec peu de moyens, il est possible d’agir efficacement. Voici quelques pratiques
inspirantes :

  • Cartographie participative des risques : en atelier,
    identifier, évaluer et prioriser les risques.
  • Plan de continuité des activités (PCA) : un document
    clé pour faire face à une crise (panne, maladie, sinistre).
  • Audit interne collaboratif : un regard croisé sur vos
    pratiques, impliquant plusieurs membres.
  • Simulations et scénarios : jeux de rôle, études de
    cas pour entraîner les équipes à réagir avec calme et cohérence.

💡 Commencez petit : choisissez un risque prioritaire et élaborez un plan d’action
réaliste avec votre équipe.

 

4. Se faire accompagner : un choix
stratégique

Vous n’avez pas à tout faire seul·e. La CDRQ propose un
accompagnement sur mesure pour les entreprises collectives :

Notre approche est humaine, pragmatique et ancrée dans les valeurs de
l’économie sociale
.

 

Conclusion : Gouverner ensemble, avec lucidité et
confiance

La gestion des risques n’est pas une démarche technocratique. C’est
une pratique vivante de gouvernance, qui renforce les liens,
développe la capacité d’agir de chacun·e et protège ce qui vous unit : votre
mission collective
.

Et si vous faisiez de la gestion des risques un outil de cohésion et d’action
collective
, dès aujourd’hui ?


Pour aller plus loin

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