5 sorties « coop » à mettre à votre agenda des Fêtes

Spectacle, micro, resto, escapade ou magasinage? Voici des coopératives québécoises qui vous offrent tout ça!

1. Voir un spectacle au Café culturel de la Chasse-Galerie (Lavaltrie en Lanaudière)

Cette coopérative de solidarité s’est installée dans la jolie église St-Antoine, à Lavaltrie. À la fois café et salle de spectacle, ce lieu intimiste est parfait pour aller écouter Aliocha Schneider, Kaïn ou encore le groupe Zouz. De plus, si vous habitez à proximité, sachez que les mardis sont réservés au cinéma.

Réservez votre spectacle ou procurez-vous des billets à mettre sous le sapin!

5. S’asseoir avec les amis autour d’une bière d’ici (Différentes régions)

Il semble y avoir de plus en plus de brasseurs qui penchent pour le modèle coopératif, et c’est tant mieux! Parmi eux :

La Chope Angus, à Montréal 

Flore Sauvage, à Shawinigan 

La Barberie, à Québec 

À La fût, à St-Tite 

Pie Braque, à Jonquière

La Chasse pinte, à l’Anse-St-Jean

La Grange pardue, à Ham Nord 

Les Sans-taverne, à Montréal 

Et vous, vous en connaissez d’autres?

Curieux.ses d'en connaître plus sur l'entrepreneuriat collectif?

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Pratiquer des activités plein air et encourager des coopératives? Voici où aller!

Skier, marcher… grimper sur les murs? Plusieurs entreprises et organisations coopératives québécoises vous le proposent. Voici 5 d’entre elles à découvrir.

Cette montagne de 620 mètres plantée dans un décor magnifique à Lac-Etchemin, offre entre autres 25 pistes de ski dont 11 sont éclairées le soir, ainsi que plusieurs kilomètres de ski de fond et de raquette. Bien qu’elle existe depuis 1974, ce n’est qu’en 2012 que la station de ski est devenue une coopérative de solidarité.

Curieux.ses d'en connaître plus sur l'entrepreneuriat collectif?

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Une foule d’idées-cadeaux d’artisans coopérants!

Les boutiques d’artisans, incluant nos artisans des mots, sont toujours un lieu privilégié pour dénicher des cadeaux pour tout le monde. Voici quelques-uns de ces endroits qui, en plus, adhèrent au modèle coopératif.

Le Petit marché - boutique d'artisans

Situé à Sainte-Anne-des-Monts, le Petit marché sera ouvert du 2 au 17 décembre inclusivement, et rassemblera sous son toits plusieurs artisans de différentes disciplines. Verre soufflé, vitraux, bijoux, etc.

Les Libraires

Nos écrivains et écrivaines sont bien représenté.es avec la coopérative Les libraires.

Les Libraires, c’est une bannière sous laquelle sont regroupées plus de 120 librairies indépendantes du Québec, mais aussi des Maritimes, de l’Ontario et du Manitoba. Cela représente environ 1 300 000 livres papier et numériques parmi lesquels vous pourrez choisir ceux que vous voudrez offrir.

L'Empreinte coopérative

Faire rayonner et démocratiser les métiers d’arts du Québec, voilà la mission que se donne L’empreinte coopérative.

Regroupant une cinquantaine d’artisans, vous aurez droit à de magnifiques produits – papeterie, bijoux, accessoires pour la maison, soins pour le corps, etc. – faits main, au Québec.

Les éditions du Quartz

Cette petite maison d’édition, coopérative de solidarité, propose des ouvrages qui reflètent les réalités de « communautés en régions isolées, nordiques, de colonisation récente et dont les populations sont réduites et dispersées sur un vaste territoire. »

Basée à Rouyn-Noranda, faites-en un arrêt obligé si vous vous trouvez dans le coin.

Flottille artisan.e.s libraires

Cette charmante librairie située à Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine, vous est sans doute familière si vous êtes de la région. Sinon, elle est à découvrir.

Elle n’a qu’une année d’existence, mais cette coopérative a déjà gagné le cœur de bien des gens.

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Coops en 1 question: parts privilégiées

Qu’est-ce qu’une part privilégiée ?

Certaines coopératives choisissent d’émettre des parts privilégiées. Mais que sont-elles exactement et qu’est-ce qui les distinguent des parts sociales?

Nous avons déjà parlé des parts sociales, mais que sont les parts privilégiées ? D’abord, elles ont somme toute le même objectif que les parts sociales, soit d’assurer une certaine capitalisation de la coop.

De plus, elles sont plus « flexibles » que les parts sociales, c’est-à-dire que leurs caractéristiques sont déterminées par le conseil d’administration de la coopérative. Et les caractéristiques de ces parts peuvent être différentes d’une coopérative à une autre, en fonction des besoins des coops et des attentes de leurs membres.

De façon générale, les privilèges, droits et restrictions prévus par les caractéristiques des parts privilégiées concernent plusieurs aspects, comme le droit d’acquisition, le droit pour le titulaire de recevoir des intérêts, la durée de détention ainsi que les modalités et les priorités de rachat ou de remboursement.

Quelques caractéristiques des parts privilégiées

NB Ce type de part peut aussi être acquis par des non-membres des coopératives concernées, sous certaines conditions.

Prenez note que...

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La reprise collective, une avenue prometteuse

La reprise collective a souvent fait en sorte d’empêcher la fermeture d’une entreprise ou encore qu’elle ne passe entre des mains étrangères. Sans être une solution miracle, ce modèle répond assurément à certains enjeux.

Le tiers des 127 000 entrepreneur.es québécois.es a plus de 55 ans et 12 500 songent à vendre leur entreprise au cours des 12 prochains mois. Le bémol est qu’il y a beaucoup moins de personnes prêtes à se lancer en affaires aujourd’hui qu’il y a 10 ou même 5 ans. Bref, la relève est incertaine pour plusieurs et le vieillissement de la population plombe assurément l’avenir de bien des entreprises.

Pourquoi envisager la reprise collective ?

D’abord, qu’est-ce qu’une reprise collective? C’est un mode de transfert d’entreprise qui permet aux employés ou à des acteurs externes de reprendre collectivement une entreprise, que ce soit en totalité ou partiellement. Cette reprise peut se faire par le biais d’une coopérative ou d’un organisme à but non lucratif créé pour la reprise ou déjà existant.

3 raisons de considérer la reprise collective

1.La reprise donne des moyens que, seul, on ne possède pas : partage des responsabilités, de la gestion, des finances, etc.

3. Enfin, le modèle collectif a pour objectif d’être pérenne et fondé sur des valeurs communes. Ce n’est pas pour rien que les coopératives ont un taux de survie deux fois plus élevé que les entreprises privées.

Se faire accompagner ? Oui!

Une formation gratuite sur la reprise collective

Coordonnatrice en reprise collective à la CDRQ, Soda Diack anime un webinaire sur la reprise collective intitulé Transférez ou rachetez une entreprise en mode collectif.

Au cours du webinaire plusieurs thèmes seront abordés : 

  • Les modèles collectifs.
  • Les secteurs d’activité à fort potentiel de reprise collective.
  • Le processus d’une reprise collective d’entreprise.
  • Présentations de quelques cas de reprise.
  • Le guide de positionnement simplifié pour une reprise collective d’entreprise.
  • Exemple de montage financier.
  • Les facteurs-clés d’une relève réussie !

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Éric Simard - Lauréat Ordre du mérite coopératif et mutualiste québécois

Éric Simard – Lauréat de l’Ordre du mérite coopératif et mutualiste québécois 2023

À chaque année depuis 1948, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité remet à plusieurs Québécois et Québécoise l’Ordre du mérite coopératif et mutualisteEt cette année M. Éric Simard compte parmi les lauréats. 

L’ordre du mérite est la reconnaissance de l’importante contribution des 16 lauréats. Ces derniers sont répartis en quatre niveaux – le quatrième étant le plus élevé -, et M. Simard s’illustre dans cette catégorie.

Impliqué pendant plusieurs années à la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) à titre d’administrateur et de président du conseil d’administration, M. Simard compte plusieurs réalisations qu’il vaut la peine de mettre en lumière.

Éric Simard - Lauréat Ordre du mérite coopératif et mutualiste québécois

Du régional à l'international

Réalisations notables

M. Simard a accompli bien des choses au cours de sa carrière. Encore à ce jour, il est activement impliqué dans le mouvement coopératif québécois.

Dans les amériques

Dans l'industrie forestière

À une époque où la Fédération québécoise des coopératives forestières comptait moins d’employé.es, il a appuyé la ressource dédiée aux RH de l’organisation dans certains de ses mandats auprès d’autres coops. Une collaboration qui leur a permis de trouver des solutions à leurs problèmes de ressources humaines ou de gouvernance.  

De plus, cet intérêt pour les individus qui composent son industrie l’a amené à siéger au Comité sectoriel de main-d’œuvre en aménagement forestier afin de soutenir le développement des compétences dans ce secteur, au bénéfice de tout l’écosystème sylvicole québécois.  

Son implication de plus de 25 ans dans la Coop forestière de Ferland-Boilleau a sûrement eu de nombreux impacts auprès de la population locale du moment que l’on considère que la coop est le principal employeur de la municipalité. Sinon, son travail de diversification et de valorisation du bois avec le Groupe Boréaressources le mènera à collaborer, entre autres, avec des chercheurs universitaires du laboratoire La Sève de l’Université du Québec à Chicoutimi. Il en résultera la création de nombreux produits à base d’huiles essentielles, utilisés en cosmétique, ainsi que la valorisation de certains sous-produits de l’industrie forestière dont, notamment, les écorces. 

À la CDR...Q

À titre de président du CA de la CDR Saguenay-Lac-Saint-Jean, il entreprend avec certains de ses confrères et consœurs des autres CDR les premières discussions devant mener à la création de la CDRQ en 2016. Quelques années plus tard, toujours à titre de président, mais maintenant du CA de la CDRQ, il seconde activement la direction générale lorsque celle-ci déploie d’importants changements internes afin de répondre plus activement aux attentes du Plan d’action gouvernemental en économie sociale ainsi qu’aux nouvelles réalités des membres utilisateurs au sortir de la pandémie. Changements qui sont aujourd’hui pleinement intégrés à tous les niveaux de la coopérative. 

Conseil d'administration CDRQ 2021
CA «partiel» de la CDRQ en 2021 (De gauche à droite : Éric Simard, Jean Soublière, Jean Hogue, Raymond Morin, Danielle Dufresne, Samuel Proulx-Lemire, Dominic Deschênes)

Dans le domaine agricole

Depuis les deux dernières années, il développe à la Coop de solidarité Le Relait tout le volet main-d’œuvre en recrutant activement des remplaçants pour soutenir les producteurs agricoles qui tirent bénéfice des services de la coopérative. Un défi que plusieurs parties prenantes pensaient presque impossible à relever lors de la création de la coopérative. 

Son travail de gestionnaire avec la Coop le Relait génère des impacts bien au-delà de la seule coop. En effet, des études et de nombreux articles font état d’une grande détresse psychologique chez les agriculteurs.trices. Or, en accélérant le recrutement de nouveaux remplaçants et producteurs susceptibles d’utiliser les services de la coop, il donne aux agriculteurs.trices une chance unique de pouvoir prendre du temps pour eux et leur famille.  Certains ont même été en mesure de prendre des vacances de longue durée, une première pour beaucoup d’entre eux.   

Un groupe sélect

L’implication de M. Simard se distingue, mais elle n’est pas unique. En effet, l’Ordre reconnaît le travail de plusieurs personnes que la CDRQ désire également souligner et féliciter. Sans eux, les valeurs collectives et la coopération ne seraient pas aussi vivantes et dynamiques. Félicitations à tous les lauréats!

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Visages de la Coop: Julie Gonthier-Brazeau

Visages de la Coopérative : Julie Gonthier-Brazeau

Fière de son équipe, la Coopérative de développement régional du Québec souhaite présenter les visages qui la composent. 

Dans cet article, rencontre avec Julie Gonthier-Brazeau, cheffe de pratique, services juridiques et gouvernance.

Visages de la Coop: Julie Gonthier-Brazeau

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

J’ai été notaire en pratique privée pendant 10 ans à Tadoussac. J’étais la notaire du village, j’ai adoré ça! J’avais choisi la profession de notaire pour pouvoir aller vivre dans cet endroit absolument magnifique. Mais à un moment donné, j’ai décidé de revenir vivre à Montréal et, de fil en aiguille, j’ai commencé à travailler dans le milieu coopératif. J’ai vraiment eu la piqure des projets collectifs à ce moment-là.

Avant d’être notaire j’ai travaillé pendant 5 ans à l’ONF dans le domaine des droits d’auteurs, ce que j’adorais aussi. Mon parcours n’est donc pas linéaire, car j’aime le changement et la nouveauté.

Quels projets ou défis aimes-tu relever ?

Depuis que j’ai eu la piqure, je suis complètement passionnée par les projets collectifs. Tous les projets collectifs présentent des défis humains dans les dynamiques de groupe. Ce n’est pas évident de construire un projet à plusieurs, ça va plus lentement.

Ce que j’aime, c’est aider le groupe à trouver et à faire ressortir son intelligence collective, à surmonter tous les petits défis ou conflits qui peuvent survenir en cours de route, à maintenir le cap et l’équilibre dans le groupe pour que le projet se concrétise.

Formations - CDRQ

Qu’est-ce que tu aimerais dire à un(e) nouveau(-elle) collègue ?

Je lui dirais d’être ouvert. Dans les projets collectifs, c’est une qualité essentielle. Parfois on a une certaine vision des choses et on n’a pas vraiment de raison de la remettre en question. Mais c’est rare que tout le monde partage exactement la même vision dans un collectif, c’est tout à fait normal. Il faut donc être ouvert à écouter les autres, que ce soient les collègues ou nos clients, qui ont autant à nous apprendre que nous avons à leur apprendre.

Tes collègues disent de toi que tu es…

Rigoureuse et même un peu pointilleuse parfois, mais pas trop (j’espère 😊). Je pense aussi que les collègues apprécient mon écoute et ma franchise en toutes circonstances.

Comment expliquerais-tu ton rôle dans notre organisation ?

Comme cheffe de pratique en gouvernance et services juridiques, je soutiens notre équipe sur les aspects légaux des entreprises collectives et de l’économie sociale.

On m’appelle souvent lorsqu’il y a des enjeux plus sensibles ou plus pointus dans certains projets d’entreprises collectives, ou encore pour des questions de conformité. Je donne également des formations sur la gouvernance et le droit coopératif.

Pourquoi aimes-tu travailler à la CDRQ ?

Je sens que je participe à la transformation de la société en participant au développement de nouveaux modèles d’entreprises qui visent une plus grande équité entre toutes les parties prenantes.

Le monde du travail et le monde des entreprises est en plein changement actuellement, on le voit. Nous participons à construire la société de demain.

Ton talent caché, ce serait quoi ?

J’ai un grand talent pour poser des questions sans réponse et pour philosopher des nuits entières sur le monde idéal!

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Financement pour le démarrage d'une coop

Les financeurs exigent-ils une caution pour le démarrage d’une coopérative?

Certains financeurs demanderont une caution, d’autres non. Cela dépend de plusieurs facteurs.

Des financeurs peuvent en effet exiger une caution personnelle ou solidaire aux membres d’une coop. En résumé, une caution personnelle signifie qu’en cas de non-remboursement, la somme due sera divisée entre chacun des emprunteurs. Dans le cas d’une caution solidaire, cette somme sera demandée à un seul emprunteur qui, lui, aura la responsabilité de se faire rembourser par les autres.

Toutefois, il existe différentes sources de financement où, sauf exception, aucune caution ne sera requise. Des fonds spécifiques destinés aux entreprises collectives qui ne requièrent généralement pas de la part des membres de mise en garantie. En revanche, cela ne signifie pas qu’il est facile d’obtenir ce genre de financement, bien au contraire!

Avant le financement, un dossier en béton!

Les prêteurs sont sélectifs quant aux projets choisis, et les critères pour financer le démarrage d’une coopérative sont très strictes. Ils seront basés notamment sur la qualité du projet, du plan d’affaires – incluant les prévisions financières -, sur la mise de fonds faites par les membres, sur la réalité du marché concerné, la viabilité des revenus ainsi que la compétence et la rigueur des entrepreneur.e.s.

De même, il se peut fort bien qu’un prêteur module son taux d’intérêt en fonction du niveau de risque du projet ou encore exige une mise de fonds plus élevée de la part de ces derniers.

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Bilan 2022 – Estrie et Montérégie

Durant l’année 2022-2023, nous avons pu compter sur une équipe dévouée, compétente et diversifiée. Grâce à elle, nous avons accompagné des projets porteurs pour les localités de l’Estrie et de la Montérégie. Nous vous présenterons ces réalisations un peu plus tard dans ce rapport.  

Au cours de la dernière année, nous avons mis en place un projet pilote d’accompagnement des organismes à but non lucratif  marchands avec le Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie et le Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Est de la Montérégie. Ce projet est financé par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie pour une durée d’environ trois ans.  

Au courant de la période 2022-2023, nous avons fait une tournée des directions de développement économique des différentes MRC et des SADC/CAE. Au total, ce sont 16 MRC qui ont été rencontrées. Nous avons profité de ces rencontres pour présenter le continuum de service entre les Pôles et la CDRQ ainsi que l’offre de service renouvelée de la CDRQ. Nous avons aussi eu plusieurs rencontres avec les Pôles afin d’orienter les promoteurs de projets en prédémarrage. 

Plusieurs projets en cours

Toutes ces rencontres ont été bénéfiques puisque nous avons commencé neuf (9) accompagnements ou étions tout près de les débuter en date du 31 mars 2023. Ces projets sont variés et touchent les secteurs de l’agriculture, de l’alimentation, de l’enseignement, des garderies et des services professionnels et techniques. Tous ces projets sont accompagnés par un de nos conseillers afin de les soutenir dans leur plan d’affaires, leur gouvernance et la préparation au démarrage de leurs activités. 

Nous sommes convaincus que le projet d’accompagnement des OBNL répond à un besoin du milieu et que notre offre de service y est adaptée. Les liens développés avec les Pôles renforcent notre ancrage dans les régions et nous positionnent comme des acteurs incontournables pour accompagner les projets collectifs sur le territoire. Notre offre de services spécialisés complète le travail d’émergence des Pôles et des organisations locales. Nous travaillons activement à développer nos complémentarités et ce, au bénéfice des entreprises collectives du milieu. 

Résultats 2022-2023 - Estrie

Le bureau régional de l’Estrie a accompagné six projets dont deux nouvelles coopératives. Le transfert d’entreprise de la coop Taxi de Sherbrooke s’est fait sans heurt permettant de consolider et d’assurer les services à leurs 70 membres producteurs (chauffeurs). La création de la Coopérative de solidarité de St-Isidore de Clifton a repris les opérations du dépanneur, station-service et quincaillerie de la municipalité. Cette dernière, en plus de maintenir des services de proximité essentiels à la vitalité de la région, a créé 10 emplois dans cette municipalité de 700 personnes. Nous avons aussi fait des interventions spécialisées en finance, marketing et gouvernance auprès de coopératives membres.  

Résultats 2022-2023 - Montérégie

Le bureau régional de la Montérégie a tant qu’à lui accompagné 10 projets en démarrage.  De ces projets, deux d’entre eux ont abouti vers une constitution et un début des opérations. La coopérative Transport-coop a créé deux emplois et donne des contrats à 40 membres producteurs (chauffeurs de transport adaptés scolaire) dans la région de Longueuil ce qui génère 1 200 000 $ de chiffres d’affaires pour cette coopérative qui a débuté ses opérations en septembre 2022. La coopérative Bœuf Québec commercialise les bœufs des producteurs du Québec au Québec. Elle compte 30 membres producteurs, offre de l’emploi à huit personnes et a un chiffre d’affaires de 8 000 000 $.

En plus de l’accompagnement au démarrage, nous avons soutenus cinq entreprises pour des services conseils avec des mandats en gouvernance, en finance, des études de faisabilité pour l’implantation d’une coopérative de travailleur actionnaire ou de la formation des dirigeants sur les rôles et responsabilités des administrateurs. 

Rayonnement et promotion de la coopération

L’année 2022 a été marquée par la reprise des évènements. Le 22 septembre 2022, nous avons tenu le Gala Mérite coopératif de l’Estrie sous la présidence d’honneur de Marie-Ève Rocheleau, directrice générale de Cooptel, coopérative en communication.

Plus de 150 coopérateurs se sont rassemblés afin de souligner le travail accomplis par les coopératives de la région et féliciter les lauréats des différentes catégories. Soulignons la coopérative de travail Niska qui a remporté le prix Grande Distinction, cette firme-conseil en développement collectif, fondée en 2005 a déployée ses interventions à l’international autant qu’au niveau local, ce qui en fait une entreprise incontournable pour supporter les démarches collectives. Soulignons aussi Chrystine Lavoie qui a reçu le prix Personnalité coopérative 2022 qu’elle a reçu pour sa grande implication et les réalisations qui en ont découlé dans le milieu coopératif estrien, entre autres, lorsqu’elle était à la présidence de l’Accorderie, de la coopérative d’habitation des Cantons-de-l’Est et de la Fédération des coopératives d’habitation de l’Estrie. 

Nous avons aussi fait des actions de rayonnement afin de maintenir le contact avec nos précieux collaborateurs locaux. Nous avons donc rencontré nos partenaires, 30 rencontres en Estrie et 8 en Montérégie. Nous avons accueilli des promoteurs et avons fait 32 rencontres d’orientation en Estrie et 15 en Montérégie. Enfin, toutes ces représentations nous ont menées à la signature d’une entente de coopération avec la SADC de la région de Mégantic ce qui a scellé les nombreuses collaborations que nous avons ensemble pour supporter les entreprises collectives de la MRC du Granit. 

En terminant, nous aimerions remercier les membres des comités consultatifs régionaux qui soutiennent la direction régionale dans ses activités, l’informent de leurs enjeux régionaux et lui permettent de rester ancrée dans ses régions. D’ailleurs, il y a toujours de la place pour des personnes mobilisées si vous souhaitez vous y impliquer! Faites-nous signe. Un merci spécial à Jean Hogue, administrateur sortant représentant de la région de l’Estrie au nom de la coopérative Alentour et à Bianka Dupaul, administratrice représentante de la région de la Montérégie pour la coop CSUR.

Merci pour votre engagement et merci de croire en la CDRQ. Enfin, nous sommes très reconnaissants que nos membres utilisateurs nous choisissent pour intervenir auprès d’eux dans leurs différents défis. 

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Bilan 2022 – Centre-du-Québec/Mauricie

Voici le bilan 2022-2023 du  bureau régional Centre-du-Québec / Mauricie de la CDRQ. La dernière année en est une de transition au bureau régional. 

Changement à la direction régionale

Après 10 ans à la CDRQ, M. Donald Goudreault me passait en décembre 2022 le flambeau de la direction régionale Centre-du-Québec/ Mauricie. Dans les premiers mois de mon mandat, j’ai pu constater chez nos membres une volonté de voir notre équipe être plus active sur le terrain, notamment du côté du Centre-du-Québec et du côté de la MRC de Maskinongé en Mauricie.

Le changement de direction impliquait également de faire le bilan des dernières années et surtout de prendre le temps de me présenter aux partenaires économiques. Des premiers échanges ont déjà eu lieu et d’autres rencontres sont à venir. Je suis enthousiaste à l’idée de parcourir notre vaste territoire et d’aller à la rencontre des partenaires et des coopératives existantes et de celles à bâtir.   

Développer les secteurs stratégiques

Déjà, je peux constater dans la région l’importance à accorder aux secteurs que sont l’agriculture de proximité, le tourisme et les loisirs. Plusieurs coopératives du territoire se démarquent à l’échelle nationale dans ces secteurs. Pensons à la coopérative Citadelle, à la Coop Charrette, au groupe hôtelier Origine, ainsi qu’aux multiples brasseries et distilleries coopératives de la région. Il faudra s’assurer de les mettre en valeur lors d’événements et d’ainsi stimuler l’intercoopération et le partage d’expertise. 

Alors que l’économie circulaire est sur toutes les lèvres, nous croyons que l’intérêt pour les coopératives devraient gagner en importance dans le milieu entrepreneurial. Plusieurs pratiques coopératives relèvent depuis longtemps de l’économie circulaire. En effet, les coops se sont depuis longtemps intéressées à la mutualisation des ressources et ainsi qu’à l’importance de réduire les coûts environnementaux et sociaux de leurs entreprises.  

Plus forts, ensemble

Avec l’arrivée de Mme Diack, responsable de la reprise collective, la CDRQ, déjà en action, sera mieux à même de répondre à la vague d’entreprises en quête de relève. Cela permettra égalemement de mieux nous coordonner avec nos partenaires, dont le Centre de transfert d’entreprise du Québec. Nous travaillerons également avec d’autres partenaires stratégiques, dont les Pôles d’économie sociale dans la valorisation du repreneuriat collectif auprès de la communauté entrepreneuriale. 

En conclusion, nous envisageons la prochaine année avec optimisme. Nous nous engageons à utiliser les forces de la formule coopérative pour donner du sens et de la valeur aux activités économiques de notre territoire. 

Alex Dorval, directeur régional Centre-du-Québec/Mauricie

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Bilan 2022 – Montréal/Laval

La dernière année a été marquée par le déploiement du projet-pilote d’accompagnement au démarrage d’organismes à but non lucratif (OBNL) marchands dans les deux territoires couverts par notre bureau régional

Une offre de services renouvelée

s le début de l’exercice, nous avons effectué une tournée auprès de l’écosystème d’accompagnement entrepreneurial montréalais et lavallois pour présenter l’offre de services renouvelée de la CDRQ et le nouvel accompagnement des entreprises collectives sous la forme d’OBNL. Nous avons présenté la structure juridique et la gouvernance d’une entreprise d’économie sociale lors de séances d’informations organisées par le PRESL. 

Cette tournée des partenaires a déjà commencé à porter fruits puisqu’au 31 mars 2023, nous avons rencontré individuellement des représentants de 20 projets d’OBNL afin d’échanger sur leur projet et évaluer leurs besoins en accompagnement. De ces rencontres, des ententes de services ont été signées avec trois projets dont deux en économie circulaire et le 3e en technologies de l’information.

Un(e) conseiller(e) de la CDRQ a été affecté(e) à l’accompagnement de chaque projet afin de travailler avec les groupes sur leur modèle d’affaires, les aider à constituer leur entreprise, les accompagner dans la rédaction de leurs règlements généraux et dans la mise en place de leur gouvernance.  

Des besoins réels

Le bilan de la première année du projet-pilote nous confirme que notre nouvelle offre d’accompagnement est venue combler des besoins réels. La mise en commun des forces de la CDRQ et des deux pôles d’économie sociale du territoire, en complémentarité avec l’écosystème entrepreneurial en place, permet de créer un continuum de services pour le bénéfice des groupes promoteurs de projets d’OBNL marchands.

Nous sommes confiants que l’excellente collaboration entre notre bureau régional et les deux pôles se traduira par une augmentation significative des projets qui seront accompagnés au courant de la 2e année  

Activités d'accompagnement

Nous avons pu accompagner 30 coopératives et projets, dont 8 coopératives nouvellement constituées. Notre équipe a réalisé 12 mandats en accompagnement de coopératives établies, sans compter les 10 projets en cours qui vont pouvoir débuter leurs opérations au cours des prochains exercices. Notre territoire a ainsi contribué à la création de 36 nouveaux emplois et au maintien de 186 autres.    

Nos membres ont bénéficié du large éventail de services offerts par l’équipe des conseillers de la CDRQ qui a réalisé une diversité de mandats en lien, entre autres, avec la capitalisation, la modification des statuts et règlements, l’élaboration de plan marketing et la planification stratégique. J’en profite pour remercier tous mes collègues qui ont participé à la réalisation de ces mandats ainsi que mes collègues du siège social qui sont en soutien aux opérations et aux activités de notre organisation. .

Activités d'intercoopération

La dernière année a connu le retour des activités en présentiel. Nous avons organisé le 18 octobre 2022 une activité d’intercoopération dans le cadre de la Semaine de la coopération sous le thème « L’innovation et la résilience pour s’adapter aux défis du siècle » L’activité, qui a eu lieu à la Maison de la coopération du Montréal métropolitain, fut un succès puisque plus de 30 personnes parmi nos membres et partenaires ont pu assister au panel mettant en vedette trois coopératives innovantes et ont pu participer à l’activité de réseautage qui a suivi.   

L’année a débuté avec la tenue à distance de l’assemblée régionale de notre territoire qui a eu lieu le 2 juin et à laquelle une quinzaine de membres et partenaires étaient présents. Nous avons également tenu trois rencontres du comité coopératif régional (CCR) où nous avons accueilli deux nouveaux membres : Margot Pasquier de La Coop de solidarité 25e heure et Patrick Préville de la Fédération de l’habitation coopérative du Québec qui se joignent aux membres déjà présents.

J’en profite pour les remercier tous de leur implication. Nous avons changé de représentant régional au conseil d’administration de la CDRQ au cours de l’exercice. À ce sujet, je remercie Jean Soublière, représentant sortant pour sa grande contribution depuis le transfert des activités à la CDRQ. Finalement, j’aimerais souhaiter la bienvenue à Pierre-Alain Cotnoir en tant que nouveau représentant régional, aussi membre du CCR depuis le tout début. 

Nada Elkouri, directrice régionale Montréal/Laval

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Bilan 2022 – Lanaudière

Nous pouvons affirmer assez clairement que cette année a été celle du retour des projets, tant pour les démarrages que des projets portés par des coopératives déjà en activité.

L’année a été marquée dans Lanaudière par le lancement de Lanaudière Collective. Projet issu d’une étroite collaboration avec Économie sociale Lanaudière, la SADC Matawinie et la MRC Matawinie, l’accueil a été immédiat. Vous avez été nombreux à témoigner de la qualité du contenu et de son utilisé. Véritable carte de visite pour renouer avec de multiples partenaires socioéconomiques, nous avons pu réitérer l’offre de services complémentaire de chacun. 

Bonifier les services aux entreprises d'économie sociale

Sous le phare de Lanaudière Collective, la CDRQ et Économie sociale Lanaudière avons été retenues dans le cadre d’un appel de projet afin de bonifier le continuum de services aux entreprises d’économie sociale, particulièrement les organismes à but non lucratif en entrepreneuriat collectif. Le tout a d’ailleurs été lancé pendant le Mois de l’économie en novembre 2022. Quatorze projets sont entrés dans ce continuum et deux ont pu bénéficier d’un accompagnement structuré par la CDRQ.  

Une importante implication

Pendant l’année, ce sont 10 coopératives qui ont bénéficié de notre soutien. Des 7 démarrages qui figurent dans ce nombre, nous y trouvons des coopératives dans le domaine de la santé, dans la participation des employés à l’actionnariat, dans l’offre alimentaire ou événementielle de même que pour la gestion d’infrastructures publiques. Les 3 autres coopératives ont sollicité nos services en transformations numérique et en planification de la capitalisation. En plus de ces coopératives, 15 projets ont été accueillis ou orientés. Ils sont dans des domaines très variés, comme l’offre alimentaire, le jardinage, l’entretien d’infrastructures, la forfaitisation, l’hébergement, etc.

Enfin, 21 activités proactives ont été réalisés, particulièrement dans le domaine de l’économie circulaire et dans le développement des communautés. Je suis d’ailleurs fier de participer à plusieurs activités structurantes de Lanaudière économique 

Je tiens à terminer mon mot annuel pour remercier à nouveau l’ensemble des personnes qui composent l’écosystème d’accompagnement des entreprises dans la région, car nous réussissons à bien nous concerter avec pertinence et efficacité. C’est un privilège de collaborer avec vous tous! 

Evan Murray, directeur régional Lanaudière

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Bilan 2022 – Abitibi-Témiscamingue/Nord-du-Québec

L’année 2022-2023 a regroupé plusieurs beaux projets en entrepreneuriat collectif dans la région, ainsi que des collaborations prometteuses. 

Une autre année s’est passée avec le privilège de pouvoir soutenir les coopératives et projets collectifs des régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord du Québec. Le dernier rapport faisait état de la perspective de concrétiser un poste supplémentaire dans la CDRQ afin de soutenir les projets au Nord-du-Québec et au nord de l’Abitibi-Témiscamingue avec plus grande proximité, ce projet ne s’est malheureusement pas concrétisé.

Le projet n’est pas complètement enterré, nous verrons si de meilleures occasions se présenteront dans le futur. Entre-temps, vous savez tous et toutes où me joindre pour vos besoins coopératifs! 

Des projets vraiment intéressants

Nous avons eu l’occasion de soutenir un total de 7 coopératives en accompagnement personnalisé, particulièrement pour des démarrages, de même que pour des planifications stratégiques, la planification de la capitalisation de même que pour le soutien à la gouvernance. Aussi, nous avons eu l’occasion d’accueil et orienter 11 projets coopératifs dans plusieurs secteurs d’activité, tant dans le milieu agricole, en santé dentaire, en milieu scolaire, habitation, etc.

Enfin, nous avons réalisé 14 activités de développement proactifs sur le territoire. Mentionnons de belles collaborations avec des équipes de MRC, la participation à un événement en économie sociale organisé spécifiquement pour les peuples autochtones, à la participation aux activités du Pôle jamésien d’économie sociale, etc. Nous avons d’ailleurs eu le privilège d’assister au Gala du Défi Osentreprendre de la région afin d’y remettre un prix au lauréat.  

Travailler avec la communauté inuite

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Bilan 2022 – Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Bien que peu de projets se sont conclus cette année, beaucoup de travail a été fait sur le terrain.

Une coopérative de pêcheurs

En ce qui concerne justement le territoire des Îles-de-la-Madeleine, la CDRQ a été expressément mandatée en février 2023 pour intervenir suite à l’annonce de la mise en faillite l’entreprise de transformation des produits de la pêche ‘’La Relève’’. Le défi était gigantesque et l’objectif, des plus ambitieux.

Il fallait réussir à mettre sur pieds une coopérative de Pêcheurs des Îles afin de pouvoir déposer une offre aux créanciers de l’entreprise en faillite. Les ressources de la CDRQ ont été mobilisées en priorité sur ce dossier durant près de quatre semaines. Soulignons au passage l’excellent travail de Jacynthe Beauregard, Martin Noel, Charlie Plante et Caroline Martineau. Le bateau aura été mené à bon port avec la coop de pêcheurs, mais malheureusement, l’appel d’offre fut finalement remportée par un tiers.  

NB En date du 25 août 2023, la Coopérative de pêcheurs des Îles existe toujours et est très dynamique.

Un ancrage régional encore plus profond

Encore cette année, ce qui aura été le plus profitable sur le plan de l’ancrage territorial aura été la démarche de réseautage réalisée par Patrice Blais, directeur régional. Ainsi, une tournée des partenaires SADC-MRC-CLD a été réalisée en novembre 2022 et a eu pour résultat de conclure le dernier accord de coopération avec une MRC, soit celle de la Côte-de-Gaspé.

Cette démarche aura aussi eu comme effet positif de combler plusieurs sièges vacants au comité coopératif régional (CCR). Désormais, toutes les MRC sont représentées avec au moins un partenaire économique local et un représentant d’une coop. Avec ces partenariats, la suite s’annonce prometteuse pour le développement et la promotion de l’entrepreneuriat collectif dans la région. 

La prochaine année est déjà très prometteuse avec déjà plusieurs ententes en démarrage signées. Les dossiers de transfert collectif d’entreprises se font de plus en plus nombreux. C’est la preuve que nos démarches de communication sur ce sujet fonctionnent ! 

Enfin, l’année 2023-2024 en sera une axée sur les coopératives et les OBNL implantés en réponses aux enjeux d’occupation du territoire. Ainsi, c’est bien connu, la crise de la main d’œuvre et de l’habitation touche toutes les régions, mais c’est particulièrement crucial en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. La CDRQ est en lien étroit avec ses partenaires MRC afin de trouver des solutions collectives durables.  

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Bilan 2022 – Capitale-Nationale/Chaudière-Appalaches

Le développement de l’entrepreneuriat collectif a été plutôt au ralenti cette année dans la région de la Capitale-Nationale/Chaudière-Appalaches. 

La problématique de la pénurie de main-d’œuvre pèse lourdement sur les promoteurs et sur leurs éventuels projets. En région, ainsi que dans certaines villes, il se rajoute à cette problématique le problème de la pénurie de logements et d’habitations. Cette situation freine le développement de nos régions, et pas seulement pour les entreprises collectives. C’est un cercle vicieux qu’il faut briser.

Les effets de la pénurie de main-d'oeuvre

Cette situation s’est traduite aussi dans le nombre de mandats concrets que nous avons pu entreprendre à la CDRQ, mais aussi dans la capacité des diverses coopératives à atteindre leurs objectifs. 

En rapport avec l’enjeu de la main-d’œuvre, la CDRQ a participé activement à plusieurs initiatives de représentation auprès de nos partenaires (Développement Économique Lévis, la MRC de Lotbinière, la Chambre de commerce Jeunesse de Québec, Développement économique Bellechasse) mais aussi avec de nombreux promoteurs. Au total, on parle de plus de six interventions et rencontres.  Un constat cependant s’impose: la participation des employeurs aux rencontres pour présenter le modèle de coopératives RH reste plutôt faible. En moyenne, entre 10 et 12 participants par rencontre.  Est-ce parce que le discours sur la pénurie de main-d’œuvre est exagéré ou parce que le modèle coop comme solution est mal comprise? C’est à creuser! 

Tables de concertation et partenariats

Il y a évidemment des et partenaire incontournables et précieux pour nous comme le Pôle de la Capitale Nationale ou encore la TRESCA. Nos collaborations avec ces partenaires peuvent prendre toutes sortes de formes. Lab Créatik par exemple, permet de soulever toutes sortes de projets très riches dans les régions où se tiennent ces activités, et une part significative de ceux-ci revient à la CDRQ.

Des collaborations aussi très intéressantes ont aussi été initiées afin de se doter d’un modèle efficace d’intervention dans le cadre du projet pilote sur le démarrage des OBNL. Ça n’a pas fonctionné pour notre région… mais ça semble en avoir inspiré d’autres. Nous sommes aussi impliqués avec le Chantier de l’Économie sociale comme partenaires de l’Ampli pour le financement participatif.  Quelques coopératives et OBNL en bénéficient dans notre région.

La CDRQ et ses partenaires

La CDRQ participe aussi activement à diverses tables de concertation comme la table des conseillers de première ligne en économie sociale, les pôles logistiques en agroalimentaires ou le réseau d’accompagnement des entrepreneurs de la ville de Québec (DEGP – DEER) 

La CDRQ a aussi conclu des partenariats ou collaboré aux projets de certains partenaires importants : 

Services auprès des entreprises collectives

La CDRQ est intervenu auprès d’un grand nombre de projets, de coops existantes et promoteurs. Les types de services varient énormément. On soulignera au passage quelques projets très significatifs. Un projet de relance pour un commerce de proximité dans la région de Saint-Adelbert

Mais aussi, le projet de Coopérative immobilière dans Charlevoix-Est, qui est aussi l’une des retombées de Lab Créatik. Nous avons reçu récemment la confirmation qu’ils acceptaient notre offre de service par résolution du Conseil des maires.  

Accompagnements réalisés

Nous avons eu plus de 40 coopératives et groupes de promoteurs qui ont eu recours aux divers services de la CDRQ cette année. Les demandes peuvent varier énormément. Ces contacts, souvent, peuvent se traduire par plusieurs rencontres.  

Au-delà du très grand nombre de requêtes d’information, il ressort les données suivantes : 

  • 44 coopératives, promoteurs ou organismes on pu recevoir nos services; 
  • 12 coopératives ou projets ont fait l’objet d’un mandat d’accompagnement; 
  • 5 projets on fait l’objet d’un référencement à d’autres fédérations; 
  • Au total, 4 dossiers ont été rééditionnés dans le cadre de l’entente de partenariat. 

Dans l’ensemble des services livrés par la CDRQ, un nombre significatif étaient hors entente. C’est aussi une manifestation claire des retombées que font peser l’effet combiné de la pénurie de main-d’œuvre et la crise du logement en région. Les promoteurs sont plus frileux. 

C’est aussi pour cette raison que nous fondons beaucoup d’espoir sur des projets innovateurs comme celui de la Coopérative immobilière de Charlevoix. Cette initiative adresse enjeux qui touchent la plupart des régions sur notre territoire et dans le reste du Québec. Tout dépendant du succès qu’un tel projet offrira à sa région, il est clair que ce dernier fera des petits ailleurs au Québec. 

Une présence nécessaire en région

Après maintenant presque deux années au sein de la CDRQ, je constate à quel point nos services sont vraiment appréciés en région. Notre travail fait vraiment la différence pour les entreprises collectives. Bien que la CDRQ demeure pertinente dans les grands centres comme Québec ou Lévis, les ressources destinées aux entreprises collectives sont quand même plus nombreuses qu’en région. 

Mais que ce soit en région ou dans les grands centres, les promoteurs pourront toujours compter sur la CDRQ pour soutenir le développement de l’économie sociale partout sur notre territoire. 

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Bilan 2022 – Bas-Saint-Laurent

 L’année 2022-2023 fut une bonne année pour la collaboration avec les partenaires économiques de première, en faveur de l’entrepreneuriat collectif dans le bas du Fleuve.   

Des dossiers significatifs

En ce qui concerne la reprise collective, toutefois, ce fut une année plus tranquille en termes d’aboutissement, mais plusieurs dossiers importants de transfert ont été amorcés, dont celui de la coop camping St-Damase, un camping qui compte plus d’une centaine de résidents saisonniers.  

Parmi les dossiers les plus significatifs cette année, on ne peut passer sous silence l’intervention de l’équipe de la CDRQ en relance puis en planification stratégique pour la coopérative des Producteurs d’agneaux du Québec. Ainsi, ce dossier comportait plusieurs enjeux dont celui de la survie de l’abattoir de Luceville, le seul abattoir dans l’Est du Québec. Le travail de Jacynthe Beauregard, de Line Giroux, de Vahé Mersilian et de Viviana Fernandez fut souligné positivement à plusieurs reprises par le président de cette coop, mais également par les autorités régionales du MAPAQ avec qui nous avons planifié ces interventions.

Un événement réussi

En ce qui concerne nos actions de promotion du modèle coopératif, un événement de réseautage des coopérants de la région a été organisé pour souligner la semaine de la coopération 2022. Cet événement de type 5 à 7 intercoop fut réalisé en simultané dans trois établissements collectifs et dans trois villes de la région, soit Trois-Pistoles, Rimouski et Matane.

Résultant d’un partenariat entre la CDRQ, Desjardins et Unoria (anciennement Purdel), cet événement aura permis d’accueillir une soixantaine de coopérants représentant une vingtaine de coopératives. Vu le succès remporté par cet événement intercoop, les partenaires originaux ont décidé de s’associer les deux pôles d’économie sociale pour répéter l’expérience en 2023. Peut-être venons-nous de créer un ‘’happening’’ incontournable pour les prochaines années ? 

La prochaine année est déjà très prometteuse avec déjà plusieurs ententes en démarrage en signées. Les dossiers de transfert collectif d’entreprises seront beaucoup plus nombreux. Enfin, avec ses 17 accords de coopération signées avec des MRC, CLD et SADC, le Bas-Saint-Laurent peut se vanter de posséder la meilleure toile de référencement de dossiers par des partenaires économiques de première ligne.  

Patrice Blais, directeur régional Bas-Saint-Laurent

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Bilan 2022 – Saguenay-Lac-Saint-Jean/Côte-Nord

Les deux dernières années ont été très fastes alors que 2023 se termine un peu plus sobrement. Mais néanmoins positivement!

L’année financière 2022-23 au bureau de la CDRQ du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord fut marquée par le retour du balancier. Après deux années très fastes avec le soutien au démarrage de 17 nouvelles coopératives, 2023 se termine avec l’accompagnement de trois nouvelles coopératives dans des secteurs considérés comme des filières porteuses de développement coopératif : la reprise collective; le tourisme et les loisirs; les services de proximité.  

Notons aussi la réémergence de deux coopératives qui étaient en période d’attente ou de stagnation depuis près de 2 ans et qui devraient éventuellement démarrer leur opération au cours de la prochaine année.

Des résultats et des défis

En termes d’accompagnement aux coopératives existantes, nous avons offert à une douzaine de coopératives plus de 430 heures en services-conseils, permettant le maintien de près de 90 emplois et générant autour de 60000 $ en revenus pour la CDRQ, incluant les projets de démarrage et autres types d’interventions.   

Bien que les principaux enjeux de la pandémie soient derrière nous, notre environnement socioéconomique nous offre maintenant de nouveaux défis, notamment sur le plan de la pénurie de main-d’œuvre, parfois accentuée par le manque de logement pour les travailleurs recrutés à l’extérieur de la communauté. À cet égard, la CDRQ accompagne un groupe de promoteurs qui a un projet de coopérative pour mutualiser des logements de travailleurs et autres types de services.   

Coopérative "Coup de coeur"

Démarrée en 2021, nous avons constaté lors de notre accompagnement2022 que la coopérative de solidarité Le Relait se méritait notre mention «Coup de cœur». Avant son démarrage, plusieurs personnes estimaient qu’il serait très difficile pour la coopérative de trouver de la main-d’œuvre, en plus d’être qualifiée et bien localisée pour répondre aux besoins des producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean lorsqu’ils ont besoin de s’absenter de la ferme tout en ayant à leur disposition un agent de remplacement qui s’occupe de la continuité des activités de la ferme.

Après deuxans d’opération, le nombre de membres utilisateurs et de travailleurs a progressé significativement, notamment avec la présence de 9agents de remplacement.  

Les membres travailleurs ont vraiment l’impression de faire une grande différence pour la santé physique et psychologique ainsi que sur la qualité de vie des membres producteurs agricoles.

Éric Simard, coordonnateur de la coopérative

Ancrage régional

Pour consolider son ancrage, le directeur régional a rencontré l’ensemble de ses partenaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord. Ces rencontres avec les MRC, les SADC et les organismes de développement ont permis d’échanger sur les enjeux spécifiques à chaque territoire, de faire connaître les récents changements de la CDRQ et de présenter les services de la CDRQ, notamment ceux pour les projets d’accompagnement des OBNL marchands et les campagnes de capitalisation pour les coopératives et les OBNL.  

Finalement, je remercie nos conseillers et conseillères Kim Boulianne et Geneviève Demers, localisées au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ainsi que Caroline Martineau, Danielle Dufresne, Sébastien Girard, Vahé Mersilian, Jacynthe Beauregard, Sonia Delongchamp et Julie Gonthier-Brazeau pour leur professionnalisme dans l’accompagnement de nos membres utilisateurs en 2022-23. 

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Évaluer une part sociale

Comment évalue-t-on une part sociale?

Quel que soit le type de coopérative dont on parle, cette dernière a l’obligation d’émettre une ou des parts sociales à ses membres, selon la Loi sur les coopératives. Chaque part sociale est émise à un membre selon une valeur déterminée par la Loi, soit 10 $.

Les parts sociales (ainsi que les parts privilégiées et les parts privilégiées participantes) servent à accroitre le niveau de capitalisation d’une coopérative. Il s’agit d’un moyen distinctif lui permettant d’atteindre une plus grande stabilité financière en vue d’assurer son développement et sa pérennité.

Un nombre de parts stratégique

Maintenant, le nombre de parts sociales qui peut être demandé sera variable. Tout dépend du projet, de son besoin en capital, mais aussi du public visé et du montant que l’on estime afin d’assurer une capitalisation suffisante pour démarrer le projet. Cela nécessite quelques calculs, mais aussi des considérations en termes de recrutement de membres.

Une valeur trop haute peut être une barrière à l’entrée ou bien un filtre afin de recruter des membres véritablement intéressés à soutenir la coopérative. Un montant faible peut se traduire par un plus grand nombre de membres qui adhèrent et qui assistent aux assemblées. Ici le but est de miser sur la mobilisation.

Les parts sociales émises: les mêmes pour tous les membres?

Non, pas nécessairement. Cependant, elles seront les mêmes pour chaque catégorie de membres. Par exemple, les membres travailleurs d’une coop de solidarité débourseront la même somme pour leurs parts sociales tandis que cette somme pourra être différente pour les membres utilisateurs et les membres de soutien.

Adhérer à une coopérative et prendre une part sociale est un geste significatif. Il concrétise l’engagement du membre à soutenir la coopérative dans ses projets.

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Développer les entreprises collectives anglophones

Développer les entreprises collectives anglophones

Dans un souci de soutenir les entrepreneurs (es) d’expression anglaise et de sensibiliser le plus largement possible la population au modèle collectif, la CDRQ a dédié une ressource afin de répondre à ces objectifs.

Un rayonnement partout au Québec

Plusieurs interventions de la CDRQ se sont déroulées dans les régions éloignées de la province. Cela s’est traduit par des opportunités d’emploi, des formations offertes aux jeunes, l’accessibilité à des services d’accompagnement en affaires, etc.

Par le mandat SRQEA, la CDRQ fait vivre ses valeurs de démocratie, d’ouverture et d’inclusion auprès des entreprises anglophones, incluant les onze nations autochtones incluses dans les communautés québécoises d’expression anglaise. Et tout en continuant, bien sûr, à desservir la population francophone.

Des résultats concluants

Plusieurs entreprises en économie sociale et d’expression anglaise ont bénéficié d’un soutien socioéconomique, que ce soit via les bureaux régionaux de la CDRQ ou grâce aux partenaires de la CDRQ dans l’économie sociale.

Plus concrètement, cela s’illustre par :

Bref, la CDRQ a conscience de l’importance de maintenir son soutien et ses services aux communautés anglophones, et souhaite continuer à le faire de la façon la plus optimale possible.

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Entrevue Martine Vézina

Les entreprises collectives, une affaire de valeurs

Les entreprises collectives existent depuis longtemps, mais elles sont encore méconnues. Heureusement, de plus en plus d’exemples inspirants voient le jour et des gens se font un devoir de les faire reconnaitre. Comme Martine Vézina.

« Ce que plusieurs personnes ignorent est que l’économie sociale est à l’origine du régime universel de santé », explique Martine Vézina, professeure au HEC, experte en gestion d’entreprises collectives. Autrement dit, certaines grandes pratiques sociales proviennent de l’économie sociale, en prenant source dans un besoin de société non comblé.

Enjeux de société: un levier

« L’économie sociale répond à des enjeux de société, dit la spécialiste. Il arrive souvent que le besoin initial ne soit pas très populaire ni marchand, mais la raison d’être de l’économie sociale est avant tout axée sur l’aspect social justement, sur la manière de répondre efficacement à ce besoin. »

Un exemple d’enjeu de société très actuel : le développement durable. « Les entreprises collectives sont souvent en adéquation avec cet enjeu en favorisant l’économie circulaire, par exemple. »

Valeurs et principes au cœur des coops

Si elles sont à l’origine d’un besoin non résolu, les entreprises collectives se fondent également sur des aspirations. « Il y a des valeurs derrière ces entreprises », dit Martine Vézina. Des valeurs de partage, de solidarité, d’équité.

Et de grands principes qui en constituent les piliers : la démocratie, c’est-à-dire qu’un membre égale un vote. L’égalité du pouvoir, aussi. « Par exemple, dans une coop de travailleurs, quand un nouveau membre arrive, il a autant de pouvoir qu’un autre qui est là depuis un moment », illustre Mme Vézina.

Enfin, le fait qu’une coopérative soit inappropriable est un autre principe fondamental. « Une coop n’appartient pas à ses membres, mais à la coop, explique la professeure. Elle ne peut pas être vendue. » Un principe qui module évidemment la gestion et la gouvernance de ce type d’entreprise.

La principale raison d’être d’une coop n’est pas de s’enrichir, mais elle possède ce que Martine Vézina appelle une « valeur d’usage ». Une coop en bonne santé, sur tous les plans, signifie une qualité de vie et d’affaires en temps présent, mais aussi pérenne puisque ses fondements dépassent les simples intérêts individuels.

Un modèle encore trop méconnu

Lorsqu’on parle d’entrepreneuriat, le modèle capitaliste vient souvent en premier en tête. « Ce modèle est acquis et on ne se pose plus trop de questions quant à sa raison d’être, note la professeure. Et ce, même si l’entreprise d’économie sociale est arrivée bien avant! »

L’idée aussi que les coops traînent encore quelques préjugés – ce ne sont pas de vraies entreprises, elles n’attirent que les rêveurs un peu utopiques, etc. – n’aide pas à leur popularité, du moins auprès de certains cercles de gens. Et pourtant. « Les coopératives sont de vraies entreprises, soutenues par des objectifs d’affaires, avec des moyens mis en place et menées par des gens qui doivent avoir un esprit entrepreneurial », soutient Martine Vézina. Des entreprises qui doivent bien souvent répondre à des clients et des salariés, qui gèrent des risques et qui jonglent avec des responsabilités bien concrètes.

Quelques exemples inspirants

Coop Alte, une coop d’ingénieurs qui remet l’humain au cœur de l’ingénierie.

Bleu Forêt, une coop de communication responsable, gérée par une gang de femmes très sympathiques! 

Distillerie Euclide, une coop basée à Victoriaville qui fabrique d’excellents spiritueux de façon responsable.

Les Bouquinistes, une librairie de Chicoutimi rachetée par des employés qui en ont fait une coop de solidarité. 

La Centrale Matanie, espace collaboratif. Située à Matane, cette coop propose la location abordable d’espaces de travail. 

Les Jardins de Tessa, une ferme située à Frelighsburg, qui propose des paniers de légumes biologiques.

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Coops en 1 question

Est-ce qu’on peut vendre une coopérative?

À la suite de notre webinaire Se lancer en affaires avec une coopérative, nous relevons toujours les questions qui sont posées. Nous avons décidé d’en faire une série, Les Coops en 1 question.
Notre question aujourd’hui : est-ce qu’on peut vendre une coopérative?

Non, on ne peut pas vendre une coop (sauf en de très rares exceptions, le cas échéant les bénéfices seront reversés dans le milieu coopératif). Cependant, on peut liquider, fusionner ou continuer une coopérative. 

Une coopérative n'appartient pas à ses membres

La coopérative n’appartient pas à ses membres du fait qu’elle est une entité juridique. Elle ne peut donc pas être vendue par ses membres ou à ses membres. Il importe donc de se rappeler que le fait d’être membre d’une coopérative et d’en posséder des parts ne confère aucun droit de propriété sur les biens de la coopérative. Toute tentative d’appropriation des biens de la coopérative par ses membres peut constituer une infraction pouvant entraîner des poursuites pénales. 

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Coopératives et OBNL

Quelles sont les différences entre les coopératives et les OBNL?

À la suite de notre webinaire Se lancer en affaires avec une coopérative, nous relevons toujours les questions qui sont posées. Nous avons décidé d’en faire une série, Les Coops en 1 question.
Notre question aujourd’hui : quelles sont les principales différences entre une coopérative et un OBNL?

Bien que les deux modèles prennent racine dans des valeurs similaires – humanisme, partage, équité, etc. – ceux-ci sont quand même bien différents. D’abord, les coopératives répondent premièrement au bien commun de leurs membres tandis que les OBNL à ceux de leur milieu. De plus, les objectifs de ces derniers sont essentiellement charitables, philanthropiques, sociaux, culturels ou altruistes.

Financement et la loi

Sur le plan du financement, les deux sont aussi un peu différents. Par exemple, alors que le financement des OBNL repose sur des subventions et autres contributions, celui des coops bénéficie de l’apport de ses membres et, bien sûr, d’autres sources comme des prêts, des subventions, etc. Aussi, les OBNL visent une viabilité financière alors que les coopératives souhaitent faire des profits, profits qui seront redistribués aux membres sous forme de ristourne ou qui seront réinvestis dans la coop.

Par ailleurs, les deux modèles ne sont pas régis par la même loi. La Loi sur les compagnies, partie 3, encadre les OBNL et la Loi sur les coopérative, les coops. Et alors que les premiers ont un pouvoir limité, les secondes attribuent le pouvoir d’agir à chacun de leurs membres.

Les deux modèles ont leurs propres avantages, mais l’important est de choisir celui qui convient le mieux à votre projet.

Pour aller plus loin

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Existe-il du financement spécifique pour les coopératives?

À la suite de notre webinaire Se lancer en affaires avec une coopérative, nous relevons toujours les questions qui sont posées. Nous avons décidé d’en faire une série, Les Coops en 1 question.

Notre question aujourd’hui : existe-il du financement spécifique aux coopératives?

La réponse? Oui

Chercher les bons fonds aux bons endroits

Bien sûr, ce ne sont là que quelques exemples de possibilités de financement, en l’occurrence pour constituer un fonds de roulement. Il existe d’autres financements possibles pour l’acquisition ou l’amélioration de bâtiments, ou encore pour l’achat d’équipements. Par ailleurs, des fonds sont également disponibles pour des projets entrant dans un cadre bien spécifique comme le Fonds d’aide au tourisme de Développement économique Canada par exemple.

Dans tous les cas, les financements sont variés et flexibles : dette traditionnelle, quasi-équité, équité, possibilité d’amortissement et de moratoires pour s’adapter à la capacité de paiement, etc. Quel que soit notre projet, il trouvera assurément les financements appropriés.

De plus, plusieurs entrepreneurs (es) misent sur des plateformes de sociofinancement, telle que La Ruche. Une façon de répondre à une partie de son financement, mais également un bon indicateur de la cote de popularité de notre projet.

Bien se préparer

« La recherche de financement est une démarche qui n’est pas toujours évidente et qui peut prendre du temps, affirme Camille Fuchs, conseillère en développement coopératif à la CDRQ. Dans la grande majorité des cas, au moins deux ou trois bailleurs de fonds se partageront les risques et, selon la nature du projet, il sera plus pertinent d’aller vers certains plutôt que d’autres. »

Comment se démêler dans tout ça? L’étape cruciale avant d’amorcer la recherche de financement est la préparation. « Avoir en main un dossier étoffé, avec des prévisions budgétaires et un montage financier, aidera grandement à accéder à du financement », concède la conseillère.

L'importance de chercher de l'aide

Ainsi, si vous avez une certaine expérience en recherche de financement ou si vous connaissez des gens qui peuvent vous aider dans vos démarches, n’hésitez pas à leur demander leur appui. Et bien sûr, les experts de la CDRQ peuvent aussi vous faciliter grandement la tâche, étant habitués à entreprendre ces démarches et connaissant bien le réseau des différents bailleurs de fonds.

CAP FINANCE: UNE RESSOURCE UTILE

Vous trouverez plusieurs informations pertinences sur le financement sur le site de Cap finance, le réseau de la finance solidaire et responsable.

Pour plus d'info sur le financement participatif

Bonne pratique en financement participatif

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Les coopératives en statistiques

Les coops en chiffres

L’objectif premier des coopératives n’est peut-être pas de faire le plus de profit possible, mais elles constituent néanmoins un moteur économique et social très important. Voici quelques chiffres qui en disent beaucoup!

Au Québec

Au Canada

Dans le monde

*Parmi les principales coopératives financières se trouvent la Fédération des caisses Desjardins, Groupe mutuel, SSQ Groupe finance et Beneva.

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Genevieve Demers, conseillère en développement coopératif

Visages de la Coopérative : Geneviève Demers

Fière de son équipe, la Coopérative de développement régional du Québec souhaite présenter les visages qui la composent. 

Dans cet article, rencontre avec Geneviève Demers, conseillère en développement coopératif.

Genevieve Demers, conseillère en développement coopératif

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

Mon parcours scolaire ne me destinait pas nécessairement au cheminement professionnel que j’ai eu : j’ai fait mon baccalauréat en anthropologie. Au cours de mes études, j’ai commencé à m’intéresser au commerce équitable.

De fil en aiguille, et quelques voyages en Amérique centrale plus tard, j’ai fondé avec deux amies le Café Cambio, une coopérative de travail au Saguenay. Un projet alliant un restaurant, une brûlerie artisanale de café bio-équitable et un espace de diffusion culturelle. J’y ai occupé le poste de directrice générale pendant plus de quinze ans. Souhaitant relever un nouveau défi, je me suis ensuite investie dans un projet de reprise collective d’une libraire, Les Bouquinistes coopérative de solidarité. En parallèle, je me suis impliquée, au cours des dernières années, dans une coopérative en construction, Le Mur Porteur.

Mon parcours en est un de terrain, et mes intérêts gravitent évidemment autour de le gestion d’une entreprise collective.

Quels projets ou défis aimes-tu relever ?

Les projets qui partent d’une idée qui semblait farfelue, mais à laquelle on croit, sont souvent les plus grisants à réaliser. J’ai un côté très humaniste et les projets qui sont porteurs pour une collectivité, qui permettent l’empowerment d’un groupe ou qui s’inscrivent dans des valeurs d’équité et de durabilité, sont souvent ceux qui m’animent.

Formations - CDRQ

Qu’est-ce que tu aimerais dire à un(e) nouveau(-elle) collègue ?

Je lui dirais qu’à la CDRQ, il y a toujours des apprentissages à faire. L’écosystème en économie sociale est vaste et innovant, donc il y a toujours du mouvement ! L’unicité des projets autant que la variété de leurs promoteurs (trices) nous amènent à toujours connaître de nouvelles facettes de la coopérative et de l’entrepreneuriat.

Tes collègues disent de toi que tu es…

Réservée ou un peu sauvage même (selon le degré de complicité avec le ou la collègue !), respectueuse, travaillante, efficace, déterminée, en mode solution !

Comment expliquerais-tu ton rôle dans notre organisation ?

Mon rôle est d’accompagner les groupes promoteurs dans leurs démarches de mise sur pied de leur entreprise collective. J’assiste également des entreprises collectives existantes ayant différents besoins et se trouvant à des stades de développement variés.

Étant rattachée à l’équipe gouvernance de le CDRQ, je suis appelée à intervenir principalement sur des enjeux de vie associative auprès des coopératives.

Pourquoi aimes-tu travailler à la CDRQ ?

Je suis une personne de terrain, j’aime le contact avec les promoteurs et les entrepreneurs. Ce sont les projets qui me motivent, et mettre l’épaule à la roue pour que ceux-ci se réalisent est plus grande récompense dans mon travail.

Ton talent caché, ce serait quoi ?

J’aime beaucoup la construction ! Je suis intéressée par tout ce qui touche aux chantiers, de la conception des plans, au budget, en passant par les matériaux et les nouvelles pratiques écologiques.

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Connaissez-vous votre marché? Étape 1

Entrepreneurs (es) collectifs, connaissez-vous votre marché? (1/3)

Entrepreneurs (es) collectif, connaissez-vous bien votre marché?

Bien connaître sa clientèle quand on se lance en entrepreneuriat collectif est absolument essentiel. Voici une série de trois articles qui résument bien les étapes pour y arriver.  

Étape 1: Quels sont les comportements de votre clientèle?  

Comment se comporte votre clientèle?

Première étape pour créer votre plan d’affaires (ou un plan de marketing): faire un topo sur votre clientèle actuelle ou potentielle. 

Les caractéristiques

  • Caractéristiques démographiques : âge, sexe, emplacement géographique, revenu, scolarité, état civil, profession, langue, etc. 
  • Caractéristiques psychologiques : intérêts, valeurs, mode de vie, etc.
  • Comportements d’achat : à quel moment votre clientèle se procure-elle le type de produit ou service que vous vendez? À quel rythme? Qu’est-ce qui la préoccupe davantage : le prix, la qualité, la fiabilité, la renommée, la rapidité de livraison, la présentation? Achète-elle principalement en ligne ou préfère-elle un service en personne? Combien dépense-elle? Avez-vous des résultats de sondages de satisfaction 

Le volume

Ensuite, il est intéressant de quantifier votre clientèle. Vous pouvez vous questionner sur : 

  1. Combien de transactions avez-vous réalisées jusqu’à maintenant? Quelles sont vos prédictions ou vos objectifs de vente pour la prochaine année? 
  2. Quelle est votre capacité de vente en fonction de vos ressources 
  3. Combien de personnes vous suivent sur les réseaux sociaux? Combien sont abonnées à votre infolettre? À quoi ressemble le trafic sur votre site Web? Avec vos actions de communication et marketing, combien visez-vous pour vos communautés numériques dans un an? 
  4. Combien d’individus habitent dans la ville ou le secteur de votre entreprise? 
  5. Combien de gens peuvent voir vos publicités? 

Bref, en sachant combien de personnes interagissent (ou pourraient interagir) avec votre entreprise, il est plus facile de déterminer vos objectifs d’affaire.

Quelques outils et astuces

Enfin, pour rassembler ces informations, n’hésitez pas à poser des questions à votre clientèle. Les médias sociaux, les groupes de discussion et les sondages sont des façons efficaces de pouvoir interagir sur vos produits, vos services, votre personnel, vos heures d’ouverture, etc. 

Cela vous permet également de vérifier la satisfaction à l’égard de votre entreprise et si l’expérience que vous offrez est adéquate. Vous verrez, vos clients seront contents de s’exprimer et surtout de se sentir écoutés.  

Comment trouver des données sur vos clientèles 

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Connaitre son marché et ses concurrents

Entrepreneurs (es) collectifs, connaissez-vous votre marché? (3/3)

Entrepreneurs (es) collectifs, connaissez-vous votre marché?

Bien connaître sa clientèle quand on se lance en entrepreneuriat collectif est absolument essentiel. Voici une série de trois articles qui résument bien les étapes pour y arriver.  

Étape 3: Qui sont vos concurrents?  

Analyser sa concurrence

La troisième étape: connaître vos principales entreprises concurrentes. En effet, pour être en mesure de savoir ce que votre clientèle recherche ou ce qui l’amène dans votre commerce, vous devez avoir une vue sur ce que les autres proposent. Que ce soit l’efficacité de votre service, le choix de vos produits, votre expertise, vos marques, déterminez pourquoi votre clientèle interagit avec votre organisation plutôt qu’une autre. 

Types d'entreprises concurrentes

  • Entreprises concurrentes directes : Elles offrent les mêmes produits ou services que les vôtres à la même clientèle et sur le même territoire. 

 

  • Entreprises concurrentes secondaires ou indirectes : Ces entreprises offrent des produits et services légèrement différents des vôtres ou ciblent une autre clientèle, mais sur le même territoire que vous. 

 

  • Entreprises concurrentes de substitution : Elles offrent des produits et services distincts des vôtres, mais ciblent la même clientèle et sur le même territoire que vous. 

En outre, vous pouvez faire la liste des concurrentes et résumer tout ce qui inciterait votre clientèle à choisir (ou à ne pas choisir) chaque entreprise sur votre liste. Par exemple, les incitatifs peuvent être :  

Votre proposition de valeur

Une fois les entreprises concurrentes bien repérées, il faut définir ses avantages concurrentiels qui peuvent comprendre la qualité, le prix, le réseau de distribution, le service à la clientèle, les technologies utilisées, etc. Pour ce faire, demandez-vous: quels sont nos points forts par rapport à la concurrence et quels sont les points sur lesquels vous voulez vous concentrer?  

Propulsez votre entreprise collective avec notre équipe

Si vous avez besoin d’un coup de pouce pour réaliser tout ce travail, n’hésitez pas à faire appel à nos services. Selon vos besoins, votre rythme et votre contexte, les interventions de notre équipe visentàclarifier le positionnement actuel de votre organisation, identifier les forces motrices ou encore, déterminer le profil stratégique de votre entreprise. 

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Entrepreneurs collectifs, connaissez-vous bien votre marché?

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Étape 2 :  Quel est votre marché?  

Dans quel marché se situe ma clientèle

La deuxième étape est d’apprendre à connaître votre marché pour savoir dans quel environnement évolue votre clientèle. Il pourrait être judicieux de rassembler les informations suivantes. 

Votre secteur d’activité 

Dans quel domaine votre entreprise réalise-t-elle ses opérations? Quelles sont les caractéristiques de ce domaine? Comment se distingue-t-il? Vous pouvez chercher ces informations dans des bases de données en ligne, notamment gouvernementales, sectorielles, canadiennes et américaines.

Notez que les secteurs d’activité correspondent aux définitions du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). 

Les dernières tendances  

Quelles sont les nouvelles technologies utilisées dans votre domaine? Quels sont les principaux éléments d’innovation? Est-ce qu’il y a eu l’arrivée de nouvelles entreprises dans le marché? Connaissez-vous les facteurs clés de succès? Les études de marché sont des outils à ne pas négliger pour déceler les opportunités dans votre domaine. 

Votre part de marché  

La part de marché représente la part occupée par une entreprise sur un marché par rapport à ses concurrents. Elle peut être calculée en volume selon le nombre de produits ou services vendus ou en valeur selon le chiffre d’affaires réalisé par notre organisation en comparaison au marché. On peut aussi se questionner sur combien sont prêtes à payer votre clientèle pour le type de produit ou services que vous vendez? Quelle part de son budget consacre-elle à ce besoin? 

Comment présenter mes recherches

Pour échanger sur votre marché avec votre équipe ou encore votre conseil d’administration, pensez à regrouper les informations. De quelle manière? 

La matrice FFOM

Est-ce que les têtes dirigeantes de votre entreprise connaissent bien votre marché? La matrice FFOM consiste à représenter visuellement les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces de votre organisation. Elle donne une vue d’ensemble de votre entreprise. Pour réaliser ce type d’analyse, vous pouvez regrouper les informations en vous demandant : 

  • Quels sont vos points forts? En quoi votre entreprise se démarque-t-elle? Qu’est-ce qui suscite votre fierté? 

 

  • Quels points pourriez-vous améliorer? Quels sont les facteurs qui vous rendent vulnérables? 

 

  • Quels sont vos objectifs à long terme? Quels sont les changements qui pourraient être bénéfiques? 

 

  • Quelles tendances sont à surveiller? Quels sont les obstacles qu’elles pourraient susciter? 

Rappelez-vous que vos forces et faiblesses sont des facteurs internes à votre organisation, tandis que les opportunités et les menaces sont des facteurs externes. 

L'analyse PESTEL

C’est un outil d’analyse stratégique qui permet d’identifier et de mesurer les éléments susceptibles d’impacter son activité et son développement. PESTEL est l’acronyme des 6facteurs dinfluence de l’environnement externe: politique, économique, socioculturel, technologique, environnemental et légal. En outre, vous pouvez regrouper les informations en vous demandant : 

  • Quelles sont les décisions politiques en lien avec notre organisation

 

  • Quels facteurs économiques impactent nos clientèles

 

  • Quelles caractéristiques sociales influencent le pouvoir d’achat de vos membres 

 

  • Quelles nouveautés technologiques sont susceptibles de perturber le marché 

 

  • Est-ce qu’il y a des facteurs liés à l’environnement qui influencent la manière d’exercer vos activités 

 

  • Quelles lois ou quels règlements impactent le cadre légal dans lequel évolue votre entreprise? 

Bref, cette analyse externe permet didentifier les facteurs susceptibles davoir un impact positif ou négatif sur les activités de votre entreprise. Elle guide aussi la prise de décisions stratégiques. 

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Les fermes coopératives: un modèle de plus en plus populaire

Les fermes coopératives: du coeur à la terre

Les fermes coopératives: du coeur à la terre

À chaque année, aux quatre coins du Québec, de petites et moyennes entreprises agricoles voient le jour sous la forme de coopératives. Des modèles derrière lesquels se trouvent toujours des gens de cœur, motivés par leur amour de la terre, des gens et du travail d’équipe.

Il y a le goût de travailler à l’extérieur, la satisfaction de produire des aliments sains pour nourrir la population, le désir d’être son propre patron… Il y a aussi, souvent, des considérations écologiques et, pour ceux tentés par l’idée d’une coopérative, le désir de travailler en équipe et de se partager les responsabilités, facilitant ainsi un meilleur équilibre travail-famille et vie sociale. 

« L’entrepreneuriat collectif permet la mise en commun des forces et des compétences de chacun des membres. Et cela peut réduire considérablement la charge mentale. »

Jacynthe Beauregard, coordonnatrice en support aux entreprises collectives en production agricole à la CDRQ

Des démarches nombreuses, un enracinement profond

Démarrer une coopérative est toujours l’affaire de beaucoup de persévérance et de volonté. Mais il s’agit bien souvent de projets de cœur qui, selon les statistiques, ont plus de chances que les modèles incorporés de durer. Les démarches sont nombreuses, mais l’enracinement est profond. À noter : 80% des coops passent le cap des trois ans comparativement à 48% des entreprises privées, selon une recherche du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) parue en 2022.

Ainsi, les gens derrière les fermes coopératives qui voient le jour ont assurément fait preuve de beaucoup de détermination au cours de leurs démarches de démarrage, mais les résultats sont aussi inspirants que variés.

Accès à la terre et aux différents programmes de soutien financier, équité entre anciens et nouveaux membres, travail saisonnier… les défis pavent bien souvent les démarches des gens qui se lancent dans un tel projet.

Mais des solutions existent. Par exemple, il existe peut-être des subventions qui répondraient à votre situation, des organisations de financement que vous ne soupçonniez pas, ou encore une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) que vous pourriez joindre.

“Le modèle coopératif est souvent privilégié par plusieurs nouveaux aspirants agriculteurs. Il est généralement plus accessible et pérenne.”

Jacynthe Beauregard
Jacynthe_Beauregard

Profil des fermes coopératives

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Visages de la Coopérative : Camille Fuchs

Fière de son équipe, la Coopérative de développement régional du Québec souhaite présenter les visages qui la composent. 

Dans cet article, rencontre avec Camille Fuchs, conseillère en développement coopératif.

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

Avec un baccalauréat en orientation et une maîtrise en administration volet développement international en main, j’ai cumulé une dizaine d’années de travail, notamment dans les domaines du commerce de détail et de l’alimentation.

Mon parcours professionnel est composé d’une variété d’expériences principalement en ressources humaines, en gestion de commerce ainsi qu’en gestion de projet. De plus, ayant travaillé à l’étranger, j’ai acquis plusieurs connaissances en ce qui a trait aux différentes cultures de travail existantes.

Quels projets ou défis aimes-tu relever ?

J’aime mener à terme des projets dans l’optique d’avoir le meilleur impact possible sur les gens. Par exemple, mon projet en Inde a permis à des personnes marginalisées de travailler et de se sortir de leur précarité financière, et ce, tout en s’émancipant.

De manière générale, j’aime réussir à apprendre et à me former rapidement pour être le plus vite possible autonome dans ma fonction. En moins de deux ans à la CDRQ, j’ai réussi à acquérir énormément de compétences et de connaissances. Et plus concrètement, mon plus grand succès serait la planification stratégique du Marché public de Lac-Mégantic.

Formations - CDRQ

Qu’est-ce que tu aimerais dire à un(e) nouveau(-elle) collègue ?

Nous avons les bras ouverts pour accueillir de nouveaux experts dévoués au soutien des coopératives en les accompagnant selon leurs besoins, et en prenant le temps nécessaire. L’impact que nous avons dans les communautés, qu’il soit petit ou grand, est notre motivation à se lever chaque matin pour aller travailler!

Tes collègues disent de toi que tu es…

Que je suis facile d’approche, rapide, efficace, que que je dis oui à tout et que j’aime son travail! 

Comment expliquerais-tu ton rôle dans notre organisation ?

J’accompagne et je soutiens le démarrage et le développement d’entreprises collectives, et ce dans tous les cycles de vie. J’anime également des webinaires afin de former les gens sur différents sujets liés au monde du développement coopératif. Je me spécialise en planification stratégique ainsi qu’en transformation numérique des entreprises collectives.

Pourquoi aimes-tu travailler à la CDRQ ?

J’aime mes collègues, j’aime le sentiment que tout le monde est là pour s’aider. Je vois que la CDRQ veut aller plus loin et j’aime faire partie de cette vision.  

Ton talent caché, ce serait quoi ?

Renverser des situations désastreuses en belles opportunités ! 

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Logo coop Merci La Mie

Merci la mie : objectif de financement participatif dépassé !

Le projet

Offert par la CDRQ et le CQCM, le programme Effet Coop vise à donner un petit coup de pouce à des entreprises qui veulent continuer de croitre grâce à un projet prometteur. Celui de Merci la mie ? Que Casimir Belleau, boulanger originaire d’Alma, aille en France suivre un stage à l’École internationale de boulangerie, l’une des plus réputées au monde.

Après ce stage, qui se déroule du 13 mars au 21 juin 2023, M. Belleau prendra les rênes de Merci la mie dont la vision rejoint tout à fait celle du boulanger. Soit de devenir une référence en matière d’excellence et de développement de produits de boulangerie, de pains biologiques et de viennoiseries à saveur régionale.

Image tirée de la page Facebook de la coop Bizz

LES RETOMBÉES

Le meilleur pain de la région !

Assurément, la formation que Casimir Belleau suit actuellement contribuera à amener encore plus loin le succès de cette entreprise. D’ailleurs, le pain de la boulangerie s’est mérité le titre du meilleur pain du Saguenay-Lac-Saint-Jean en novembre 2022 dans le cadre d’un concours organisé par les journaux Le Quotidien / Le Progrès. Une première position gagnée grâce notamment à l’aspect doré du pain, à son côté craquant et sa cuisson parfaite.

Optimiser les techniques

Une partie de la somme amassée grâce à la campagne sur le site de La Ruche servira à l’achat d’une diviseuse de pâte. Cet outil permettra de sauver du temps et contribuera ainsi à un meilleur rendement économique.

Le programme EFFET COOP

 Anciennement, nommé programme Coup de cœur, il s’agit d’une initiative du CQCM. Coordonné par la Coopérative de développement régional du Québec, le programme vise à offrir une bourse à une coopérative qui aura atteint son objectif de financement participatif sur La Ruche. En effet, l’objectif est de soutenir les coopératives qui font appel au financement participatif comme source complémentaire pour leur démarrage ou leur développement.

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CDRQ développement durable

La CDRQ s’engage dans une démarche de développement durable

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La CDRQ déploie son expertise dans trois secteurs stratégiques

La production agricole, le tourisme et la reprise collective sont des sujets déjà bien connus de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ), mais pour lesquels l’organisation a récemment dédié des ressources et une structure plus définie. Voici comment.  

Dans son Programme de soutien à l’économie sociale – volet 2, le ministère de l’Économie, Innovation et Énergie a déterminé plusieurs projets et secteurs-clés sur lesquels miser afin de consolider et multiplier les initiatives d’économie sociale. Le ministère a également établi, pour chaque projet, quels seraient lorganisme porteur et les partenaires initiaux.  

Reprise collective des PME québécoises

Cette forme de repreneuriat gagne de plus en plus d’adeptes. À raison. Il s’agit d’une façon de pérenniser des entreprises qui, souvent, représentent bien plus qu’une source de profit aux yeux de leurs propriétaires et des employés. La reprise collective permet en effet d’éviter la disparition d’une entreprise, de préserver des emplois tout en favorisant le développement économique.  

La reprise collective n’est pas un nouveau dossier pour la CDRQ, et forte de son expérience en la matière, elle a été nommée organisme porteur. Son objectif ? Développer une expertise encore plus fine afin d’encore mieux accompagner les personnes que cette avenue pourrait intéresser. C’est pourquoi la Coopérative a récemment engagé Mme Soda Diack à titre de coordonnatrice en reprise collective. 

Soda Diack - Coordonnatrice en reprise collective

Dotée d’une maîtrise en finances et d’une maîtrise en sciences (M.sc.) en finances corporatives. Mme Diack possède plus de huit années d’expérience dans l’accompagnement d’individus, d’entrepreneurs, de gouvernements et de ONG pour des mandats en conseils stratégiques financiers. Le mandat de Mme Diack consistera, entre autres, à accompagner les entrepreneurs et collaborer à la validation de la qualité des dossiers via la coordination des travaux de l’équipe de conseillers affectés aux promoteurs. 

Dans le contexte actuel de défi démographique au Québec dû au vieillissement de la population et au départ à la retraite des dirigeants de PME, il est vraiment important de mettre en place un écosystème de sensibilisation et d'accompagnement à la reprise collective afin de saisir le plein potentiel de ce secteur et donc de répondre à certains enjeux sociaux et économiques du Québec.
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Soda Diack
Coordonnatrice en reprise collective

Vitalisation des territoires par l'entrepreneuriat collectif en tourisme et en loisirs

Pour rendre les régions plus attrayantes aux yeux des touristes, de la main-d’œuvre et des nouveaux résidents, la mise en œuvre de stratégies et de solutions collectives est une piste vraiment prometteuse. Il existe déjà plusieurs exemples d’initiatives collectives dans ce secteur d’activité, certains, comme le Géo Parc de Gaspé et la Vallée du bras du Nord, auxquels la CDRQ a déjà contribué d’ailleurs. 

Mais dans la perspective où encore plus d’efforts seront déployés afin de rendre plus accessibles des actions collectives – la mutualisation de ressources et de services, par exemple – la CDRQ a engagé, en février dernier, Mme Andrée Pelletier, coordonnatrice tourisme. Son rôle ? Soutenir notamment les entrepreneurs dans une démarche de développement ou d’expansion, coordonner les travaux d’une équipe de conseillers affectés à un groupe de promoteurs et organiser une connaissance sectorielle stratégique au sein de la CDRQ.

Andrée Pelletier - Coordonnatrice secteur tourisme

Comptant plus d’une vingtaine d’années d’expérience en conception et en gestion de projets, Mme Pelletier a fait sa marque dans les domaines de la culture, de l’entreprenariat, du tourisme et de la santé. Possédant des études en animation et recherches culturelles ainsi qu’en gestion de projets, Mme Pelletier peut également miser sur une solide expérience comme entrepreneure, ayant fondé deux entreprises par le passé. Très heureuse de renouer avec un secteur qu’elle connait bien, Andrée Pelletier estime qu’il s’agit-là du “plus beau secteur stratégique !”

La dimension collective est omniprésente dans ce secteur avec quelques coopératives et surtout, un très grand nombre d'OBNL à vocation marchande.
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Andrée Pelletier
Coordonnatrice secteur tourisme

Production agricole

“Le modèle coopératif est souvent privilégié par plusieurs nouveaux aspirants agriculteurs, estime Jacynthe Beauregard, à la CDRQ depuis deux ans et nouvellement coordonnatrice en support aux entreprises collectives en production agricole. Il est généralement plus accessible et pérenne.” De fait, selon le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, depuis 20 ans, plusieurs initiatives d’entrepreneuriat collectif ont vu le jour avec ce type de modèle d’affaires. C’est la raison pour laquelle le Ministère a choisi d’investir encore plus dans ce secteur, afin de multiplier les exemples de systèmes alimentaires durables et de proximité.  

Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) est l’organisme porteur de ce dossier. Mais la CDRQ, partenaire initial, travaille également à celui-ci et a mandaté Mme Beauregard pour accompagner les entrepreneurs agricoles dans leurs démarches, pour rendre l’information accessible et compréhensible, le tout dans le but de contribuer à la création, au développement ou à la continuité d’initiatives agricoles collectives. 

Jacynthe Beauregard - Coordonnatrice en support aux entreprises collectives en production agricole

Jacynthe_Beauregard

Détentrice d’un DEC en productions animales de l’Institut de technologies alimentaires du Québec ainsi que d’un MBA à l’Université de Sherbrooke, Jacynthe Beauregard cumule beaucoup d’expérience en soutien et coaching aux entreprises, ayant travaillé notamment pour Développement économique Canada, le CLD de Longueuil et Développement économique de l’agglomération de Longueuil.

Nous sommes vraiment heureux de pouvoir développer nos champs d’expertise dans des secteurs privilégiés de l’entrepreneuriat collectif. Nous sommes persuadés qu’en investissant nos efforts et en dédiant des ressources à ceux-ci, nous serons encore plus à même d’accompagner les entrepreneurs et de mener à bien des projets prometteurs.  
Photo de R. Mathieu Vigneault, directeur général
R. Mathieu Vigneault
Directeur général - CDRQ

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Reprise collective - Les Bouquinistes Saguenay

Reprise collective: l’exemple des Bouquinistes

En tant que propriétaire, céder à nos employés une entreprise qu’on a eue à cœur pendant plusieurs années peut s’avérer un véritable soulagement. Et un défi emballant pour les travailleurs!

Parcours d’une petite librairie au grand cœur. 

Ayant pignon sur rue depuis une quarantaine d’années, la librairie indépendante Les Bouquinistes, à Chicoutimi, fait résolument partie du patrimoine culturel de la région, et même, pourrait-on dire, de son ADN.  

Uniques actionnaires depuis quelques années déjà, Laval Martel et Anne Le May sont maintenant à la retraite. Mais lorsqu’ils ont commencé à songer à se retirer, pas question pour eux de laisser la librairie aux mains de n’importe qui. Cette entreprise dont ils avaient été fondateurs était beaucoup trop importante pour eux. Leur souhait ? Que les employés la rachètent. 

Quelques données sur l'entreprise

Librairie Les Bouquinistes  

392, rue Racine, Chicoutimi

Inventaire : Plus de 20 000 livres dont une vaste collection d’ouvrages québécois 

Fondation : 1979  

Statut : Coopérative de solidarité (l’entreprise est passée de Inc. à une coopérative en 2021) 

Nombre de membres : 250  

Le défi initial

Que l’entreprise perdure et soit prise en main par des gens ayant à cœur sa mission après un départ à la retraite.  

Le plan de départ

Que les employés ou un employé rachètent la librairie.  

La solution finale

La reprise collective et la création d’une coopérative de solidarité. 

Une reprise collective sous le signe de la solidarité

Shannon Desbiens est libraire depuis 14 ans aux Bouquinistes. C’est vers lui que Anne et Laval se sont tournés lorsqu’ils ont planifié prendre leur retraite. “Quand ils ont voulu vendre, ils m’ont demandé si je serais prêt à l’acheter, explique Shannon. Mais je ne me sentais pas vraiment la fibre entrepreneuriale.” 

Shannon_Desbiens_les_Bouquinistes
Shannon Desbiens

Finalement, c’est le modèle de coopérative de solidarité qui s’est distingué. Anne Le May a fait ses recherches et a récolté pas mal d’information. En 2019, le Centre de transfert des entreprises du Québec, le CTEQ, a contribué au départ du projet, avec par la suite des conseillers de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ).  

Pour Shannon, le modèle coopératif lui permettait de miser sur ses forces ainsi que sur celles d’une équipe. “Je trouvais ce modèle plus égalitaire et diversifié, dit-il. Ce que j’aimais aussi, c’est le sentiment de pouvoir quitter et que la librairie perdurerait quand même. Ça m’enlevait de la pression sur les épaules.” 

La coopérative de solidarité était la meilleure option car, en élargissant le cercle de membres, avec des membres de soutien et utilisateurs, on allait chercher davantage de mobilisation et encore plus d’expertises différentes, pour une gouvernance encore meilleure de l’entreprise.
Dominic Deschênes
Dominic Deschênes
Directeur régional CDRQ - Bureau Saguenay-Lac-Saint-Jean - Côte-Nord

Les défis

Un projet telle qu’une reprise collective implique nécessairement quelques défis. Dans le cas de la librairie Les Bouquinistes, l’entreprise était en bonne santé financière, son personnel était engagé et compétent, elle était bien implantée dans son milieu et elle avait depuis longtemps gagné l’affection de la communauté.  

Mais il y a eu néanmoins quelques défis à relever lors de la reprise collective. Voici les principaux : 

Le manque d’expérience en affaires ainsi que le manque de connaissances du modèle coopératif des repreneurs

PISTES DE SOLUTION : 

  • Former une équipe composée d’expertises et de forces complémentaires 
  • Aller chercher de l’aide auprès d’experts 
  • S’informer et poser des questions 

Des négociations longues et parfois complexes entre les cédants, les repreneurs et les institutions financières

PISTES DE SOLUTION : 

  • Multiplier les occasions de communiquer entre les parties 
  • Aller chercher de l’aide auprès d’experts 
  • S’armer de patience et rester mobilisé 
La fusion entre le Inc., et la coopérative est relativement complexe sur le plan fiscal.  Plusieurs experts ont été nécessaires tout au long du projet – notaire, fiscaliste, avocat – et il y a eu bien des négociations entre les cédants, les repreneurs et les institutions financières impliquées. Bref, cet aspect du projet a nécessité pas mal de temps et de rigueur.
Geneviève Demers
Geneviève Demers
anciennement directrice générale des Bouquinistes et maintenant conseillère en développement coopératif à la CDRQ 

Le découragement ponctuel de l’équipe, accentué par la durée de la démarche

PISTES DE SOLUTION : 

  • Ne pas hésiter à demander du soutien auprès des autres, collègues et conseillers 
  • Assurer une communication transparente et régulière entre les acteurs impliqués dans la démarche 
  • Se rappeler de notre objectif final et les raisons pour lesquelles on y tient  

La compréhension et l’assimilation du changement de culture d’entreprise par les travailleurs 

PISTES DE SOLUTION : 

  • Réitérer la raison d’être de l’entreprise et les valeurs de la coopérative 
  • Solliciter régulièrement l’avis des membres travailleurs 
  • Être à l’écoute les uns des autres 

L'accompagnement de la CDRQ

Voici les principales actions menées par les conseillers et le directeur régional Saguenay Lac-Saint-Jean/Côte-Nord de la CDRQ pour accompagner les cédants et les repreneurs dans la démarche de reprise collective.  

  • Valider l’intérêt des cédants à vendre à une coopérative et qu’elle réponde aux besoins du cédant.  
  • Évaluer la préfaisabilité du projet en coop et identifier les principaux enjeux. 
  • Évaluer l’intérêt des repreneurs à créer une coopérative pour racheter l’entreprise.  
  • Évaluer la faisabilité du projet sur le plan financier | Faire des prévisionnels.  
  • Accompagner dans l’élaboration du plan d’affaires et du montage financier préliminaire. 
  •  Apporter un soutien à la création légale de la coopérative, aux règlements, l’assemblée de fondation et formation du CA. 

Les facteurs de réussite

Une bonne préparation de la part des cédants et des repreneurs : s’informer, faire appel aux ressources existantes, déterminer les étapes du projet, planifier, etc.

Quand on m’a demandé de devenir membre utilisateur, j’ai tout de suite accepté. Je tenais à la librairie et je ne voulais pas la perdre. Au début, il y avait beaucoup de réunions car il y avait beaucoup de choses à faire et à apprendre. Ça n’a pas toujours été évident, mais on était bien soutenu, notamment par Geneviève Demers. Et le fait d’être plusieurs dans ce projet aidait car quand l’un commençait à se décourager un peu, les autres l’encourageaient. J’aime aussi le principe de la coop car j’aime sentir que je suis partie prenante. Je suis secrétaire sur le CA depuis un peu plus d’an et je suis très optimiste quant à l’avenir de la librairie. Les choses vont vraiment bien !

Isabelle Blier, membre utilisatrice

Les résultats

Grâce au travail assidu de Laval Martel et Anne Le May, la librairie Les Bouquinistes était très bien implantée dans son milieu et connaissait déjà un franc succès. Avec la création de la coopérative, l’entreprise continue de croitre, tant sur le plan de la rentabilité que celui de la notoriété.  

Au printemps 2021, lorsque la coopérative a lancé un appel pour recruter des membres de soutien, la réponse ne s’est pas fait attendre ! “On a amassé quelque 50k$ assez rapidement !”, illustre Geneviève Demers, ex-dg de la librairie et maintenant conseillère en développement coopératif à la CDRQ. 

Les affaires vont très bien. Je pense que ce succès ne dépend pas que de notre modèle d’affaires, mais beaucoup de la pandémie qui semble avoir ravivé l’amour des gens pour les livres.
Gabrielle_Simard_Les_Bouquinistes
Gabrielle Simard
Coordonnatrice à l'administration des Bouquinistes

Par ailleurs, avec le temps, l’expérience a fait son œuvre dans l’équipe. “On s’est fait la main et on est devenus de meilleurs gestionnaires, affirme Gabrielle. Maintenant, on tient des rencontres avec les membres aux deux mois alors qu’au début, on devait se rencontrer à chaque semaine.”  

Des projets pour l’avenir ?  “Continuer à apprendre à bien maitriser tous les aspects de la coopérative et rafraîchir un peu l’aménagement de la librairie.”  

Les ressources

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Coopératives et économie circulaire : un mariage naturel

Une recherche publiée récemment a mis en lumière la place qu’occupe l’économie circulaire au sein des coopératives du Québec.

Voici les constats.

 

L’objectif de cette initiative ? Savoir dans quelle mesure les coopératives de la province, tous secteurs confondus, appliquaient les principes d’économie circulaire. “De par leur nature et les valeurs auxquelles elles adhèrent bien souvent, les coopératives apparaissaient comme des porteuses naturelles de l’économie circulaire”, indique Evan Murray, directeur régional à la CDRQ et personne-ressource dans le cadre de cette recherche.  

Il existe plusieurs stratégies illustrant l’économie circulaire, comme la mutualisation des ressources, la réduction du gaspillage, l’utilisation de matériel usagé pour la fabrication, l’exploitation d’énergies renouvelables, etc. 

La recherche qui a été menée a permis de confirmer que de nombreuses coopératives qui avaient été ciblées appliquaient bel et bien une ou plusieurs de ces stratégies, parfois même sans le savoir ou le nommer ainsi.

Evan Murray - Directeur régional - CDRQ

Et après ?

“Avec cette recherche, une première brique vient d’être posée”, estime le directeur régional. Mais le travail se poursuit: des étudiants du HEC ainsi que des intervenants du TIESS (Territoires innovants en économie sociale et solidaire) travaillent actuellement à concevoir des outils d’information et de bonnes pratiques destinés aux praticiens ayant pour mandat de conseiller et d’accompagner les entreprises et les organismes dans la mise en oeuvre d’initiatives en développement durable.

Sur la bonne voie

Un sondage de la CQCM en 2019 auprès de 15 fédérations coopératives indiquait que 85% d’entre elles souhaitaient inclure des pratiques d’économie circulaire et de développement durable dans leurs futurs plans d’action.  

12 stratégies d'économie circulaire

Prendre en compte dès le départ des impacts environnementaux potentiels  

Pour une meilleure gestion des ressources

Des stratégies commerciales et des modèles d’échanges pour maximiser l’usage des biens et des produits 

Contenu de va-et-vient

Achat de la fonction et non du produit

L’optimisation des ressources par les entreprises industrielles

Pour avoir plus d’explications quant à ces stratégies et pour en apprendre davantage sur l’économie circulaire, consultez le site Portail Coop – HEC Montréal

Source – Pôle québécois de concertation sur l’économie circulaire

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Visages de la Coopérative : Maxime St-Laurent

Fière de son équipe, la Coopérative de développement régional souhaite présenter les visages qui la composent.

Dans cet article, rencontre avec Maxime St-Laurent, directeur des communications et du service aux membres. 

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

Mon parcours professionnel et académique combine l’histoire, les sciences politiques, la communication et le marketing. Les deux premiers domaines ont servi à asseoir mes connaissances ainsi que mon esprit critique alors que les deux derniers sont à la genèse de ma vie professionnelle. À tout ceci s’ajoute une expertise de l’industrie touristique québécoise dans laquelle j’ai joué plusieurs rôles tant en première ligne qu’au niveau de la promotion et du numérique. C’est au cours de mon passage dans cette industrie et, un peu plus tard, dans une agence, que j’ai développé mon intérêt pour le marketing numérique et le storytelling.

Depuis maintenant plus de 20 ans et fort du cumul de toutes ces expériences, je suis en mesure d’aborder sans crainte les différents défis que doivent relever les entreprises. 

Quels projets ou défis aimes-tu relever ?

Avec le temps, j’ai pris plaisir à piloter de front plusieurs projets et ce, tel un chef d’orchestre avec plusieurs partitions. Bien sûr, on me sollicite pour des questions de communication et de marketing, mais je crois avoir développé, au fil des années, une habileté pour bien lire les organisations et leurs composantes internes. Cela ne fait que trois ans que je suis à la CDRQ et il reste beaucoup de travail à accomplir. En revanche, je suis plutôt fier, au début de la pandémie, d’avoir agilement consolidé les communications internes avec nos membres. C’était une occasion évidente de demeurer une organisation pertinente à leurs yeux et d’assurer une réponse rapide à leurs préoccupations. 

Formations - CDRQ

Qu’est-ce que tu aimerais dire à un(e) nouveau(-elle) collègue ?

J’aimerais lui dire que la mission de la CDRQ est noble. 

Tes collègues disent de toi que tu es…

On me dit que j’affectionne les choses menées rondement et sans trop de dentelles.  

Comment expliquerais-tu ton rôle dans notre organisation ?

Je pilote l’ensemble des communications internes et externes de l’organisation de manière à la positionner avantageusement auprès de nos membres, des entreprises collectives et de l’écosystème en développement d’entreprises. 

Pourquoi aimes-tu travailler à la CDRQ ?

J’apprécie œuvrer pour notre organisation entre autres pour tout ce que l’on peut y réaliser au bénéfice des entreprises de nos régions. 

Ton talent caché, ce serait quoi ?

Je dispose de beaucoup de connaissances concernant la culture populaire, connaissances qui, malheureusement, ne servent à rien au quotidien ou dans mon travail.  

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Bœuf Québec regroupe ses forces

Création d'une nouvelle coopérative de producteurs agroalimentaire

Aujourd’hui, 22 février 2023, la chaîne de valeur alimentaire du Québec gonfle ses rangs avec la création de la coopérative de producteurs Bœuf Québec. Regroupant les éleveurs québécois de veaux d’embouche et de bouvillons, la nouvelle entreprise collective vise à rentabiliser la production de ses membres et accroître les ventes du bœuf québécois dans la province. 

Travailler ensemble

La mise sur pied de la coopérative de producteur Bœuf Québec est le fruit d’un désir commun : améliorer la rentabilité des producteurs et accroître les parts de marché du bœuf québécois auprès des consommateurs. Et, pour y parvenir, il était plus avantageux aux éleveurs de bouvillons et aux éleveurs de veaux d’embouche du Québec de travailler ensemble que séparément. C’est pourquoi de concert, ils donnent naissance à la coopérative afin d’instaurer un nouveau modèle d’affaires. 

« Nous croyons que la coopérative de producteurs Bœuf Québec est le meilleur véhicule pour assurer la pérennité des éleveurs québécois de bouvillons et de veaux d’embouche, car elle nous permet de travailler ensemble à créer de la valeur et à augmenter notre production. De la sorte, il nous sera plus facile d’accroître notre productivité afin de répondre à la demande des consommateurs, d’améliorer notre compétitivité face à la concurrence et d’assurer une concertation entre tous les acteurs de la chaîne de valeur de Bœuf Québec. »

Jean-Sébastien Gascon, directeur général de Bœuf Québec

Une coop de bénéfices

Pour assurer le succès de sa vision d’affaires collective, Bœuf Québec a recouru aux services de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) lors de la création de la coopérative de producteurs. Fort du regroupement et de la stratégie qui l’accompagne, les avantages de la coopération vont au-delà du désir commun des deux organisations : 

  • Parler d’une seule voix 

La nouvelle coop regroupe la grande majorité de la production de bouvillons du Québec ; 

  • Stimuler la mise en marché 

Un pan important de l’industrie agricole mutualise la mise en marché de sa production en choisissant la formule coop pour y parvenir ; 

  • Consolider la qualité et augmenter la rentabilité 

La création de la coop vise à augmenter la qualité de la production bovine québécoise et améliorer la rentabilité de tous les acteurs de la chaîne de valeur ; 

  • Construire une autonomie alimentaire 

La mutualisation des éleveurs au profit de la mise en valeur du bœuf québécois est autre jalon pour construire l’autonomie alimentaire québécoise ; 

  • Développer durablement 

Une planification stratégique est réalisée en adoptant les principes de développement durable et en édifiant les standards de qualité de l’élevage en utilisant ceux parmi les plus hauts de l’industrie. 

Assemblée de création

L’assemblée générale d’organisation de la Coopérative Bœuf Québec se tient aujourd’hui à l’Hôtel le Dauphin de Drummondville de 13 h 00 à 15 h 30. Pour devenir membre, toute personne ou société doit souscrire 200 parts sociales de dix dollars (10 $) chacune (2000 $ au total). 

Logo Bœuf Québec

Bœuf Québec est l’alliance entre la Société des parcs d’engraissement du Québec, qui rassemble 95 % de la production québécoise de bouvillons, et les partenaires de la filière pour mettre en marché le bœuf élevé au Québec en garantissant une traçabilité de la ferme à la table. 

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La coop BIZZ atteint son objectif de financement participatif

L’épicerie coopérative BIZZ a reçu une bonification de son financement participatif sur La Ruche, grâce au programme Effet Coop. Offert par la CDRQ et le CQCM, ce programme permet de toucher 10% additionnel, conditionnel à la réussite de la campagne. Découvrez cette coopérative de solidarité en alimentation locale en plein cœur du centre-ville de Chicoutimi. Sensible à l’alimentation des jeunes, BIZZ souhaite mettre en place des ateliers pratiques en cuisine avec des ingrédients locaux et des recettes délicieuses, saines et économiques.

Le projet de BIZZ

Bizz c’est avant tout un projet soutenu par la communauté porté par la clientèle, le personnel, ainsi que par les producteurs et transformateurs de la région. La mission de l’épicerie indépendante est axée sur les saines habitudes de vie, la santé collective, la réduction des déchets, le développement durable et l’autonomie alimentaire de la population.

Selon cette coop, la communauté étudiante est à une étape cruciale de son cheminement où il est important de développer des compétences culinaires. En effet, de saines habitudes alimentaires favorisent une santé optimale mais contribuent aussi à soutenir la réussite scolaire. En quittant le milieu familial, il n’est pas toujours évident de concilier une alimentation saine avec un petit budget. C’est à ces enjeux que BIZZ coop souhaite contribuer en plus d’y ajouter l’aspect de l’achat local en favorisant les ingrédients produits dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean.

Image tirée de la page Facebook de la coop Bizz

LE PROGRAMME EFFET COOP

Connaissez-vous le programme EFFET COOP ? Anciennement, nommé programme Coup de cœur, il s’agit d’une initiative du CQCM. Coordonné par la Coopérative de développement régional du Québec, le programme vise à offrir une bourse à une coopérative qui aura atteint son objectif de financement participatif sur La Ruche. En effet, l’objectif est de soutenir les coopératives qui font appel au financement participatif comme source complémentaire pour leur démarrage ou leur développement.

Pour Bizz, la CDRQ soutient le projet par une subvention de 2000 $, conditionnelle à la réussite de la campagne. En outre, la campagne de financement participatif a été un réel succès ! En effet, la coop a amassé plus de 34 600 $, en dépassant leur objectif de 34 000 $.

LES RETOMBÉES DU PROJET

En bref, le montant amassé contribuera à mettre en place un projet complet visant à donner à de jeunes étudiant(es) différentes formations sur la saine nutrition. De plus, l’épicerie offrira hebdomadairement des paniers alimentaires à des jeunes du CÉGEP de Chicoutimi vivant une situation d’insécurité alimentaire durant leurs études. Les jeunes admissibles seront sélectionnés par les travailleurs sociaux de leur milieu d’étude.

Pour en savoir plus sur BIZZ, c’est par ici !

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Ohtmane Khaoua

Visages de la Coopérative : Othmane Khaoua

Fière de son équipe, la Coopérative de développement régional souhaite présenter les visages qui la composent.

Dans cet article, rencontre avec Othmane Khaoua, conseiller en développement coopératif et chargé de projet développement durable.

Ohtmane Khaoua

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

J’ai plus de vingt ans d’expérience notamment en conseil stratégique, en développement économique et organisationnel, ainsi que dans le domaine du développement local et durable. À ce titre, j’ai accompagné de nombreux projets à impact positif sur les territoires, que ce soit à leur démarrage ou dans leur phase de croissance. Humaniste, je veux contribuer à changer le monde concrètement à mon niveau. Mon leitmotiv est : faire ensemble, pour mieux vivre ensemble en paix !

Côté études, je suis développeur économique certifié du Québec (D. Éc.) et titulaire d’une maitrise en administration des affaires ainsi qu’en gestion des entreprises. J’ai aussi à mon actif des certifications du MIT en leadership dans l’innovation et en développement durable.

Dans mon parcours, je suis particulièrement fier d’avoir mis en place des actions de changements économiques et sociaux favorisant l’intelligence collective telle que Sceaux Valley, l’écosystème territorial dédié à l’entrepreneuriat social, et UP Sceaux, la plateforme d’innovation sociale ouverte. Ces innovations ont reçu de prestigieuses distinctions comme le 1er Prix français de l’innovation sociale Innova’Ter La Gazette des communes et le 3 ᵉ Prix européen de l’innovation sociale REVES Excellence Award. De plus, elles ont été sélectionnées au Forum mondial de l’économie sociale (Montréal et Bilbao) ainsi qu’au Forum mondial des maires pour le Vivre-ensemble (Düsseldorf).

Bref, je suis heureux de mettre mes compétences et mon expertise, avec la CDRQ, au service des groupes porteurs de projets. Mes diverses expériences me permettent d’offrir un accompagnement personnalisé sur le plan économique, social et environnemental.

Quels projets ou défis aimes-tu relever ?

Je suis passionné de développement économique en lien avec les territoires ! En effet, je suis convaincu de la valeur ajoutée des projets d’entrepreneuriat collectif. À ce titre, j’aime m’investir dans le coaching des entrepreneurs et intervenir avec les différentes parties dont il faut concilier les intérêts respectifs. Mes expertises dans l’élaboration et l’amélioration des modèles d’affaires me permettent de bien comprendre les attentes des organisations. Je suggère des stratégies gagnantes ainsi que des solutions pertinentes pour l’atteinte de leurs objectifs. J’aime aussi utiliser mon sens de l’écoute et mes capacités de négociation pour stimuler la dynamique de groupe et créer des synergies positives.

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Qu’est-ce que tu aimerais dire à un(e) nouveau(-elle) collègue ?

J’aimerais dire à cette personne qu’elle intègre une équipe aux qualités humaines et professionnelles extraordinaires. Chaque membre a un sens du devoir aigu, et a à cœur de faire réussir les entrepreneurs dans leurs projets. Ensemble, nous contribuerons au succès économique des entreprises pour un monde meilleur.

Tes collègues disent de toi que tu es…

Je souhaiterais être reconnu pour mon intégrité, ma force de proposition, mon empathie, ma courtoisie et ma bienveillance. On me dit que je suis très investi dans mes missions, que j’ai le sens du partage, de l’écoute et que je suis un chercheur de solutions innovantes, réalistes et pragmatiques. Mon humour est aussi un moyen de contribuer à créer un climat détendu !

Comment expliquerais-tu ton rôle dans notre organisation ?

Je me considère comme un facilitateur et un catalyseur d’impact. Pour certain, je serais « un empêcheur de tourner en rond », pour d’autres, un « créatif débordant d’enthousiasme ». Dans tous les cas, j’aime travailler avec des personnes positives et elles me le rendent bien ! Mais j’apprends aussi des expériences un peu plus difficiles, car c’est dans l’adversité que l’on progresse et que l’on se renforce.

Pourquoi aimes-tu travailler à la CDRQ ?

Par sa mission, la CDRQ donne du sens à mes actions et me motive. Mon engagement et mon implication aux côtés d’entrepreneurs collectifs inspirants m’offrent le sentiment d’être utile et de contribuer au bien commun. De plus, le faire en collaboration avec des collègues mus par le même sentiment de service démultiplie mon envie d’agir.

Ton talent caché, ce serait quoi ?

Mon talent caché serait ma capacité d’analyse et d’anticipation que je mets au service des projets. Je travaille dans la bonne humeur, en créant des liens humains qui favorisent la collaboration et la réussite.

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Visages de la Coopérative : Caroline Martineau

Fière de son équipe, la Coopérative de développement régional du Québec souhaite présenter les visages qui la composent. 

Dans cet article, rencontre avec Caroline Martineau, conseillère principale en développement coopératif — finances.

À quoi ressemble ton parcours professionnel ?

Je possède plus de 13 années d’expérience en accompagnement aux entreprises, dont 9 années à la CDRQ. J’ai travaillé auparavant entre autres dans un Centre local de développement pour soutenir les groupes en démarrage. J’ai aussi pris part à différents projets collectifs et de mobilisation citoyenne.

Dans mon cheminement, j’ai poursuivi diverses formations pour me familiariser davantage avec les finances et l’analyse des entreprises d’économie sociale. On fait donc appel à moi notamment pour les mandats de reprise collective. Avec mes connaissances et mon expérience terrain, j’ai une bonne compréhension des différents enjeux du repreneuriat tels que les facteurs humains, économiques et légaux. De même, je maîtrise bien le secteur des coopératives de travailleurs actionnaires où j’ai la capacité à accompagner la négociation d’un partenariat gagnant-gagnant. Enfin, j’apprécie vulgariser mes acquis avec mes collègues et ma clientèle que ce soit sur les avantages fiscaux, les états financiers ou l’analyse de projet.

Quels projets ou défis aimes-tu relever ?

Je m’intéresse aux projets de reprise collective et aux mandats de coopératives de travailleurs actionnaires. Le défi est de prendre des gens qui partent de zéro en entrepreneuriat pour les inciter à jouer un rôle de premier plan dans l’entreprise. Je suis donc amenée à devoir bien expliquer une multitude d’aspects d’affaires.

De même, je chapeaute des mandats l’accompagnement des relances et/ou du refinancement de certaines administrations. Cela demande une belle dose de créativité afin de pour proposer des changements au modèle d’affaires qui remettent l’organisation sur la voie de la rentabilité, et surtout, défendre ces projets devant les bailleurs de fonds.

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Qu’est-ce que tu aimerais dire à un(e) nouveau(-elle) collègue ?

Les coopératives, ce n’est pas le pays des licornes où tout va toujours bien. Ce sont des entreprises comme les autres qui doivent elles aussi, assurer leur survie et leur pertinence sur le marché. En revanche, lorsqu’elles réussissent à prospérer et à croître adéquatement, elles contribuent à une société plus juste.

Tes collègues disent de toi que tu es…

Je suis toujours disponible pour aider mon équipe. On reconnait ma capacité à partager mes expériences, mes connaissances et à vulgariser des concepts comme le RIC et le REER-Coop !

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